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Chapitre 11

Chapitre 11

1 novembre 2026 ~15 min · 2 957 mots

Bâtiment des sciences et technologies de l'Académie, laboratoire de la salle 112B.

C'était un espace emprunté pour l'occasion afin d'évaluer les boursiers parrainés par la famille Stingray.

Après avoir envoyé Miyu dans la salle 112A voisine, où se déroulaient les évaluations, je gagnai les lieux guidé par les gardes du corps.

Ce qui m'y attendait, c'étaient les reproches d'un homme que je voyais pour la première fois.

« Grand frère ! Comment as-tu pu régler les choses de cette façon, hein ?! »

Un homme se rua vers moi en haussant la voix, furieux.

Je fus un peu pris de court, mais grâce au mot « grand frère » et aux souvenirs d'Aaron qui subsistaient en moi, je compris qu'il s'agissait de mon frère cadet... 'Benedict Stingray.'

Comme moi, Benedict avait les cheveux noirs et les yeux dorés.

Le roman n'en donnait aucune description précise, mais apparemment, cheveux noirs et yeux dorés étaient un trait de la famille Stingray.

'Mais lui aussi est plutôt beau garçon.'

Des gènes vraiment bénis.

Enfin, c'était sans doute naturel.

Tandis que je m'abandonnais à cette pensée oiseuse, Benedict, croyant peut-être que je l'ignorais, haussa encore la voix.

« Dis au moins quelque chose ! »

« Que veux-tu que je dise ? »

« Je parle de l'annonce que tu viens d'envoyer aux étudiants ! »

« Et alors ? »

Une réponse sèche.

Benedict tressaillit un instant.

C'était la même chose qu'avec Maria.

Benedict non plus ne le montrait pas, mais il semblait me craindre au fond de lui.

Je ne l'avais pourtant même pas dit froidement.

« S-si tu envoies un tel e-mail d'annonce sans me consulter, ma position devient...! »

« Délicate ? Pourquoi ? »

Ces boursiers de première année que j'avais croisés tout à l'heure dans le couloir.

Ils avaient bousculé Miyu les premiers sans même s'excuser, ce qui m'avait mis en rogne et poussé à agir.

J'avais donné mes instructions directement au responsable, grâce aux coordonnées obtenues auprès de Maria.

Et bien sûr, je n'en éprouvais pas le moindre regret.

J'avais même plutôt envie de promouvoir ce responsable pour avoir traité l'affaire aussi vite.

« C'est mon autorité légitime. Tu n'es qu'un "intérimaire", rien de plus. Alors où est le problème ? »

Un simple figurant ose toucher à mon personnage préféré ?

Et en plus, Miyu m'a sauvé la vie.

Le fait que je n'aie pas décapité ce garçon sur-le-champ (comment s'appelait-il, déjà, 'Sing' ?) témoignait déjà d'une immense retenue.

Benedict s'efforçait de maîtriser son expression, même s'il bouillait devant ma froideur.

Il avait dû être entraîné à ce genre de chose, d'une manière ou d'une autre.

« ... Compris. Puisque tu le prends ainsi, je ne reviendrai plus sur cette affaire. Mais n'oublie pas notre accord. »

« Je sais. »

La réévaluation hors semestre des boursiers Stingray.

Officiellement, on l'avait habillée d'un nom de ce genre, mais en vérité, c'était un pari entre les frères Stingray pour le poste de président.

Les 17 boursiers sélectionnés par Benedict l'an dernier, contre Miyu, que j'avais amenée.

Ils s'affronteraient sur leurs compétences, et si un seul des premières années montrait plus de capacités que Miyu, je céderais officiellement le fauteuil de président à Benedict.

C'était devenu, je ne sais trop comment, une sorte de combat Pok*mon avec des étudiants... mais comme ils n'en savaient rien, ça n'avait sans doute pas d'importance.

« Tu as l'air plutôt sûr de toi. Cette fille que tu as amenée, c'est elle ? »

Benedict déplaça légèrement son regard.

À travers la vitre du laboratoire de la salle 112B, on pouvait observer l'intérieur de la salle 112A.

À l'intérieur, les étudiants de première année de la filière technique et Miyu se préparaient pour l'évaluation à venir.

Un laboratoire au design futuriste tout droit sorti d'un film de science-fiction.

Sur les larges tables alignées sur deux rangées se trouvaient des ordinateurs et des outils pour l'épreuve.

Les premières années s'étaient regroupés par petits groupes et vérifiaient l'état du matériel.

Et dans un coin, à un endroit qui ne se remarquait guère, Miyu était...

'Attends, qu'est-ce qui lui arrive ?'

Elle était complètement figée.

Pour qui ne la connaissait pas, on aurait pu croire qu'elle rêvassait, mais moi, je voyais bien que quelque chose clochait.

Car Miyu n'était pas du genre à rester plantée sans bouger devant une technologie de pointe.

Au contraire, elle aurait couru partout, incapable de contenir son excitation.

« ... Grand frère ? »

« Je vais lui dire deux mots. »

« Qu'est-ce que tu veux dire...?! »

Ignorant Benedict, j'entrai dans la salle 112A.

Quand je m'approchai de Miyu en signalant ma présence, elle ne tourna la tête qu'avec un temps de retard, en me remarquant enfin.

'C'est bien ce que je pensais.'

Miyu avait le teint livide.

Je n'avais même pas besoin de demander ce qui s'était passé pendant ma courte absence.

« M-monsieur Aaron... »

« On dirait que tu as envie de rentrer. »

« Quoi ?! N-non ! C-ce n'est pas...! »

Sa respiration était saccadée.

Miyu mentait très mal.

J'avais sorti de force quelqu'un qui avait vécu en recluse pendant près de dix ans.

Tout à l'heure, j'avais espéré qu'elle se détendrait en se promenant avec moi dans l'Académie, mais cela ne suffisait visiblement pas.

Et par-dessus le marché...

« Qu'est-ce que ces petits morveux t'ont dit ? »

« N-non, ce n'est pas ça... C'est juste que...! »

« Ne me mens pas. »

Elle avait dû surprendre les chuchotements des premières années pendant que je parlais avec Benedict.

Ses vieux traumatismes avaient dû refaire surface.

Ce n'était pas quelque chose qu'on pouvait régler simplement en la consolant.

Il fallait que je me montre un peu plus ferme.

Hoo.

Je poussai un bref soupir et répondis.

« Si tu veux rentrer, je te laisse partir. J'appelle une voiture. »

« C-ce n'est pas la peine...! »

« Alors tu vas rester et passer l'évaluation ? Tu crois pouvoir montrer tout ton potentiel dans cet état ? »

« ... »

Miyu ne répondit pas.

À vrai dire, elle avait sans doute envie de rentrer.

« Je ne vais pas te forcer. Rentrons. En contrepartie, on annule la promesse pour ce Néo Arm... machin. »

« Ah ! L'"Outil multifonction Néo Armstrong Cyclone Jet Armstrong 4" ! »

Le visage de Miyu s'illumina aussitôt.

Dans l'œuvre originale, c'était une blague glissée par l'auteur pour faire rire, mais à l'entendre en vrai, difficile de ne pas pouffer chaque fois que ce nom revenait.

Cet objet mystérieux, dont le nom contenait deux fois Armstrong pour une raison inconnue, était un outil multifonction légendaire qui se trouverait quelque part dans New Valhalla City.

Et il était établi que Miyu le désirait désespérément depuis toujours.

En compensation du fait de la traîner à l'Académie aujourd'hui, je lui avais promis de le lui obtenir grâce au réseau de renseignement de Stingray.

Comme je ne pouvais pas toujours tout lui imposer, il fallait de temps en temps agiter une carotte.

« H-hmph. Bref, si c'est vraiment trop dur pour toi, rentrons pour aujourd'hui. Forcer les choses ne ferait que me couvrir de honte, moi qui t'ai recommandée. »

« M-monsieur Aaron... »

« Alors renonce à ce Néo machin. S'il est vraiment si génial, c'est trop pour toi pour l'instant. »

« C-ce n'est pas vrai ! »

À cet instant, l'aura de Miyu changea.

C'était le visage de quelqu'un qui avait pris sa décision.

« J-je ne peux pas renoncer à quelque chose d'aussi mignon ! Je vais faire mes preuves ! Croyez en moi, je vous en prie ! »

« D-d'accord... »

Je fus submergé par ce soudain regain d'énergie.

Pour info, chez Miyu, « mignon = performant ».

Elle avait la mentalité d'une joueuse de gacha à filles d'anime sur mobile.

« ... »

La soi-disant héroïne secondaire brûlait d'une détermination (le genre qui ne devrait apparaître qu'au point culminant de l'histoire) pour un outil aussi ridicule.

Je me sentis légèrement pitoyable.

« Si tu es décidée, alors fais de ton mieux. »

« Oui ! »

C'était la voix la plus passionnée que je lui avais entendue depuis notre première rencontre.

Comme on pouvait s'y attendre, je me sentis encore un tout petit peu plus pitoyable.

Quoi qu'il en soit, après avoir bien regonflé le moral de Miyu, je retournai dans la salle 112B.

Benedict semblait encore plus détendu qu'avant.

'Il a écouté ma conversation avec Miyu et ça lui a donné confiance ? Non, ça joue peut-être, mais vu son caractère...'

Il avait manigancé quelque chose.

C'était presque une certitude.

'En considérant tous les angles, le scénario le plus probable, c'est...'

L'image se dessina clairement dans mon esprit.

Mais je ne dis rien.

Si je l'avais voulu, j'aurais pu arrêter l'évaluation sur-le-champ et déterrer la tricherie, mais cette fois, je décidai de laisser couler.

'Débats-toi autant que tu veux, Benedict.'

Inutile de me donner cette peine.

Je me disais que faire semblant de me laisser berner, sans réagir, aurait un impact bien plus grand.

Vraiment pathétique.

Quoi que tu fasses, le résultat ne changera pas.

Absolument pas.

***

Pendant ce temps, au laboratoire de la salle 112A.

Tandis que Miyu, qui avait retrouvé ses esprits grâce à Aaron, brûlait de motivation dans un coin du laboratoire, les autres étudiants étaient occupés à lui jeter des regards en coin.

« Elle vient encore de parler directement avec le seigneur Aaron, non ? »

« Sérieux, c'est quoi son histoire, à cette fille ? »

« C'est pas évident ? Elle a dû être pistonnée. »

« Et c'est quoi, cette queue mécanique ? »

« Bon sang. On dirait qu'on va perdre tout notre soutien à cause d'elle. Qu'est-ce que je vais dire à ma famille ? »

Quand les humains sont acculés, ils ont tendance à blâmer les autres plutôt qu'à réfléchir à leurs propres torts.

Alors même que Sing, celui qui avait causé le problème, se trouvait juste devant eux, ils reportaient leur rancœur sur Miyu, plus vulnérable.

Pourtant, chose étrange...

Sing, classé premier de la promotion, arborait un sourire détendu et gardait une attitude nonchalante.

« Pas la peine d'aller jusque-là, vous autres. »

« Hein ? »

« Si j'obtiens juste un bon score à cette évaluation, ça devrait suffire, non ? Même si c'est le seigneur Aaron qui l'a amenée, elle ne peut pas être si exceptionnelle. »

« Bah, c'est vrai... »

Ses camarades penchèrent la tête devant son attitude.

D'ordinaire, il était le premier à dire du mal des autres, alors pourquoi faisait-il soudain le gentil ?

Jouait-il la comédie à cause du parrain ?

Ou était-il réellement sûr d'obtenir un bon score à l'évaluation ?

Les étudiants nourrissaient ces doutes, mais bien sûr, aucune des deux hypothèses n'était la bonne.

L'intention réelle de Sing était tout autre.

'Débattez-vous bien, bande de déchets. Moi, contrairement à vous, je suis un élu~'

Quelques jours plus tôt.

Avant même que l'e-mail annonçant cette évaluation ne soit envoyé aux étudiants, Sing avait été convoqué en secret par quelqu'un.

Celui qui l'avait appelé n'était autre que Benedict.

Retrouvant Sing dans un endroit isolé, à l'abri des regards, Benedict lui avait remis une petite puce de données.

« Prends ça. »

« Q-qu'est-ce que c'est ? »

« Bientôt, il y aura une réévaluation des boursiers de première année de la filière technique. Les données jointes te seront utiles. Étudie-les à l'avance. »

« Hein ?! Pourquoi me les donnez-vous à moi seul...? »

« Les autres étudiants ne sauraient pas s'en servir, même si je les leur donnais. Mais toi, tu es différent. Tu es premier de ta promotion, n'est-ce pas ? »

Sing avait été profondément ému.

Le seigneur Benedict avait reconnu son talent.

Au point de craindre de le perdre à cause de cette affaire.

« Une fois que tu les auras étudiées, débarrasse-toi de la puce en secret. Et n'en souffle mot à personne. »

« Bien sûr ! »

C'est pourquoi Sing savait déjà qu'une telle évaluation aurait lieu.

Naturellement, il s'y était minutieusement préparé.

'C'est ma scène !'

Avec cette pensée confiante, Sing attendait avec impatience le début de l'évaluation.

C'est alors que l'annonce commença.

[Bonjour.]

[Nous allons maintenant commencer l'évaluation des boursiers de première année de la filière technique, organisée par Stingray.]

[Le sujet de l'évaluation est « Création d'un module arcanique ».]

Murmures, murmures.

Ce sujet inattendu déstabilisa les étudiants.

Bien sûr, Sing, qui en connaissait déjà le contenu, resta calme.

Bientôt, une boîte massive préparée à l'avant du laboratoire s'ouvrit en coulissant.

Au milieu d'un épais brouillard d'azote liquide, une capsule cylindrique transparente s'éleva.

À l'intérieur, un cœur noir flottait dans un liquide bleu.

[Le matériau de la création de module d'aujourd'hui est le cœur d'un démon de bas rang, le « Diablotin ».]

[Les candidats doivent extraire l'essence du cœur de Diablotin et produire un module selon les conditions fournies.]

Module arcanique.

Un module renfermant le pouvoir surnaturel des monstres qui rôdent hors de la ville.

Naturellement, il est plus difficile à fabriquer qu'un module artificiel, mais bien plus puissant et singulier.

Le processus de création d'un module arcanique se divise en quatre grandes étapes.

Extraction de l'essence.

Analyse.

Reconception.

Impression.

D'abord, l'extraction de l'essence.

On commence par extraire du matériau une substance spéciale appelée « essence », une sorte d'âme de l'Arcane.

Ensuite, l'analyse.

Une fois l'essence extraite introduite dans l'analyseur, un ordinateur relié à celui-ci termine l'analyse et affiche à l'écran les données visualisées.

La troisième étape, la plus importante : la reconception.

C'est le processus qui consiste à redéfinir la structure de l'essence à l'aide d'un logiciel.

C'est comme remplacer des pièces d'un château construit en blocs.

Les blocs contenant des données nocives pour l'utilisateur doivent être retirés ou modifiés, tandis que les zones déficientes peuvent être comblées par d'autres pièces.

Enfin, l'impression.

L'essence reconçue est traitée avec des matériaux comme le métal ou le plastique pour former le module proprement dit.

Au terme de ces quatre étapes, on obtient un module arcanique sous une forme utilisable par un Adapté.

Dit comme ça, ça paraît simple, mais la réalité est tout autre.

'En création de module arcanique, la moindre erreur du modulaire peut avoir des conséquences catastrophiques.'

Choisir, à n'importe quelle étape, une méthode inadaptée au matériau peut provoquer la désagrégation de l'essence et lui faire perdre sa forme.

La plupart des erreurs surviennent lors de la reconception.

Trop de modifications peuvent effacer les pouvoirs propres de l'original, et oublier des parties dangereuses peut mettre l'utilisateur en péril.

'Sans oublier les questions de compatibilité et de taux de substitution.'

À ne viser que la performance, on risque d'obtenir un module inutilisable pour son utilisateur.

Bref, contrairement aux modules artificiels, les modules arcaniques s'apparentent à un art total où l'habileté et l'intuition du modulaire déterminent le résultat.

'Surtout avec des matériaux démoniaques, c'est le pire.'

Peut-être parce qu'ils sont nés comme l'antithèse des humains.

L'essence d'un démon possède une énergie puissante, mais contient aussi des codes pièges malveillants, mortels pour les humains.

Il y a aussi le risque que le modulaire soit envoûté par l'énergie toxique qu'émet l'essence.

C'est un matériau bien trop lourd pour des étudiants qui s'apprêtent tout juste à passer en deuxième année.

'Bien sûr, ça ne me concerne pas.'

Naturellement, c'était aussi la première fois que Sing manipulait un matériau démoniaque.

Mais il avait déjà en tête un savoir-faire détaillé pour traiter l'essence de Diablotin.

Et c'était une information provenant de la plus grande corporation de nanomachines au monde.

[Les critères d'évaluation sont la stabilité, la compatibilité, le niveau de puissance et le taux de substitution, soit quatre catégories au total.]

[Vous disposez de 120 minutes pour l'évaluation.]

Conformément à l'annonce, les surveillants affiliés à Stingray commencèrent à distribuer un cœur de Diablotin à chaque candidat.

Si un danger survenait pendant la création du module, ils interviendraient.

[Vous pouvez commencer.]

Au signal du début de l'évaluation, les étudiants se mirent à l'œuvre.

Ils enfilèrent sans hésiter les gants de protection et les lunettes qu'on leur avait remis, ouvrirent avec précaution la capsule cylindrique et transférèrent le cœur sur le plateau à l'aide de pinces.

Ils raccordèrent l'extracteur d'essence à la seringue dédiée et activèrent l'analyseur relié à l'ordinateur.

Tous étaient des étudiants restés en tête de l'Académie toute l'année écoulée ; même face à un matériau inconnu, ils menaient la tâche avec calme.

Parmi eux, le rythme de Sing était nettement plus rapide.

Alors que les autres commençaient à peine l'extraction de l'essence, il en avait déjà tiré une bonne quantité, environ la moitié de ce qu'il fallait.

'Exactement comme le disaient les données...!'

Si on plantait la seringue au hasard, on n'obtenait presque pas d'essence.

L'astuce consistait à insérer l'aiguille précisément dans le sens de la veine.

Grâce à cela, il pouvait avancer un peu plus vite que les autres.

À ce rythme, il aurait rassemblé assez d'essence en moins de cinq minutes.

'La première place est dans la poche !'

Autour de lui, les autres étudiants peinaient encore.

Ils avaient beau planter la seringue ici et là, ils ne parvenaient visiblement pas à extraire correctement l'essence et passaient un mauvais moment.

Satisfait du résultat, il sourit d'un air content et poursuivit l'extraction.

C'est alors que...

Tac.

Tac-tac-tac.

Tac-tac-tac-tac-tac.

Le bruit furieux d'un clavier martelé résonna bruyamment.

C'était si bruyant que c'en était agaçant.

'Qui est-ce qui...!'

Irrité, Sing se tourna vers la source du bruit, et se figea aussitôt.

Là, Miyu martelait son clavier à une vitesse incroyable.

'N-non, pas possible...!'

Les autres étudiants n'avaient même pas encore fini d'extraire leur essence.

Miyu en était déjà à la troisième étape de la création du module.

Elle avait commencé la « reconception ».

Fin du chapitre 11
Fiche de l'œuvre

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