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[Maid] to KillChapitre 10 · 10/13

Chapitre 10

Chapitre 10 - Le sauna et la [Couturière]

27 octobre 2026 ~17 min · 3 207 mots

Si le sauna, l'eau-de-vie et le goudron n'y peuvent rien,

c'est que le mal est mortel.

Vieux dicton gallien.

Le chemin jusqu'au bourg n'était pas long, et Fayette distingua bientôt des silhouettes familières. Ce jour-là, le bourg était enveloppé d'un champ bleu à la lueur diffuse. Fayette approuva. 'Bien, s'ils ont levé les protections, c'est qu'ils sont restés sur leurs gardes. Tout devrait aller.'

La traversée des bois l'avait un peu éprouvée. D'ordinaire, les bois lui semblaient familiers et sûrs, mais les événements de la journée la faisaient sursauter à chaque ombre. Elle était contente d'être de nouveau en sécurité.

Fayette n'avait aucune envie de subir les regards que lui vaudrait une traversée du bourg dans cet accoutrement ensanglanté. Les autres avaient sans doute déjà porté les nouvelles, mais elle ne voulait pas avoir affaire à tout ça. Elle délaissa le chemin principal et contourna les champs pour gagner l'orphelinat.

Elle sentit un frisson frais en franchissant la protection. La membrane lui opposa une légère résistance, mais comme elle n'était pas un monstre, celle-ci s'évanouit. Fayette passa au travers et arriva devant les haies qui clôturaient l'orphelinat.

L'orphelinat était un bâtiment morne à la lisière du bourg. Autrefois, c'avait été le manoir d'hiver à la mode d'un quelconque [Seigneur], mais après quelques décennies d'abandon, il était tombé en ruine. Le remettre en état aurait été trop de tracas, alors on l'avait reconverti en foyer pour les nécessiteux.

En plissant vraiment les yeux, on devinait encore quelques restes de la splendeur qui avait jadis embelli les lieux, mais ils ne résistaient pas à un examen attentif. La peinture s'écaillait sur les murs et rares étaient les fenêtres intactes.

Fayette franchit le portail et vit que son amie, Mireille, l'attendait. La jeune [Couturière] faisait les cent pas devant l'entrée, les cheveux bruns en bataille et le visage creusé par l'inquiétude. D'ordinaire, ses traits avaient quelque chose d'un renard aux aguets, mais à présent ils n'exprimaient que l'angoisse. Fayette eut à peine une fraction de seconde pour saisir la scène avant d'être repérée. Son amie accourut et la [Servante] se retrouva aussitôt prise dans une étreinte à l'étouffer.

En sentant les cheveux emmêlés de Mireille lui frôler le visage, Fayette éprouva l'envie familière de les remettre en ordre. Ses doigts tressaillirent sous l'effet du réflexe, ce qui suffit à la tirer de son état de choc.

« Ah, Mireille ? Désolée, je ne savais pas que tu m'attendais ici », dit-elle, avant de se détendre et de lui rendre son étreinte.

Mireille releva la tête et regarda la [Servante] droit dans les yeux. « Fay, espèce d'idiote. Évidemment que je t'attendais. Après avoir appris ce qui s'était passé... Les autres disaient que tu étais saine et sauve, mais tu as mis tellement de temps à revenir. Qu'est-ce que tu fabriquais ? »

Fayette n'avait pas vraiment pensé à ce genre de choses et commença à se sentir un peu coupable d'avoir passé tout ce temps à dresser un bûcher élaboré. Elle... n'avait pas eu toute sa tête. Ce genre d'événements mettait une fille dans un certain état d'esprit.

« Je suis... désolée. Quelle journée. C'était fou, j'étais juste en train de balayer la poussière, de faire mon travail de ménage comme il faut, comme d'habitude, et puis bam ! Un kobold qui passe à travers la fenêtre ! »

Fayette sentit son esprit se détendre, et les mots se mirent à couler à flots. Sans s'en rendre compte, elle attendait une occasion de raconter ce qu'elle avait vécu à quelqu'un. « Et puis je l'ai tué ! Moi ! Je lui ai flanqué un coup de balai sur la tête, et il est mort, comme ça ! C'était tellement... simple, tellement soudain, et j'ai même gagné un niveau ! J'ai dû traverser le manoir, mais il y en avait d'autres, alors j'ai continué ! J'ai continué, et ils mouraient les uns après les autres, de ma main ! »

« Fay », tenta d'intervenir Mireille, mais ses paroles traversèrent la [Servante] sans qu'elle les remarque le moins du monde.

« Et puis j'ai retrouvé les autres, mais le [Seigneur], ce salaud, il... » Fayette sentit monter une bouffée d'indignation, et sa prise se resserra. « Il l'a fait, il nous a forcés à rester nous battre, dans une ligne de lances ridicule, et il a filé ! J'ai réussi mon coup du gaz, tu sais, celui dont je t'avais parlé. Les monstres sont morts ! Et puis je suis allée voir le [Seigneur] et je l'ai tué lui aussi ! Comme ça ! Le système m'a même félicitée ! Après j'ai eu un coup de cafard et j'ai décidé de tout brûler, et puis... »

Fayette s'aperçut qu'une main lui tapotait désespérément le dos, ce qui interrompit son babillage. Elle perçut enfin une voix étranglée et désespérée.

« Fay, Fay, Fayette ! Tu m'écrases. »

Elle se rendit compte que sa prise s'était effectivement faite très intense vers la fin, et recula en rougissant légèrement. Libérée, Mireille fit quelques pas en arrière et prit plusieurs grandes inspirations pour se reprendre, puis se tourna vers la [Servante] couverte de sang.

« Fay. Tu babilles, et sur des sujets dont je suis à peu près sûre que tu ne devrais pas parler ici, en plein air », dit-elle en pointant vers Fayette un doigt résolu.

'Ah, c'est vrai. Assassiner un noble, ce n'est pas vraiment le genre de choses à crier sur tous les toits.'

Mais Mireille n'en avait pas fini : elle s'approcha et lui planta le doigt sous le nez. « Deuxièmement, tu es dans un état lamentable. Je te connais : si tu te promènes dans cet état-là, tu n'arriveras jamais à te calmer. »

Fayette eut un mouvement de recul, puis regarda vraiment la [Couturière]. Celle-ci portait une tenue pratique, une robe grise toute simple et ample. Du moins, ç'avait été une simple robe grise. Elle était désormais ornée de traînées rouges. Fayette grimaça devant les dégâts qu'elle avait causés.

« Oui, il faut vraiment que je me lave... »

Mireille retira son doigt, puis désigna un bâtiment séparé de l'orphelinat principal, dont la cheminée crachait de la fumée à gros bouillons.

« Ne t'en fais pas, j'ai tout préparé. Allons te débarbouiller. »

C'était la meilleure chose que Fayette ait entendue depuis bien longtemps. Elle eut un sourire radieux, bien différent de ceux qu'elle avait arborés jusque-là ce jour-là.

« Mireille, tu me sauves la vie ! » s'écria-t-elle en attirant de nouveau son amie dans une étreinte à l'étouffer.

« Gyaah ! Ne me mets pas encore plus de sang partout ! »

***

Fayette aurait bien pris un bain, mais ce genre d'installations n'était pas destiné aux humbles [Travailleurs] comme elle. Ici, à la campagne, les petites gens se contentaient d'un simple sauna, ce qui ne posait aucun problème à Fayette. Elle avait toujours aimé cette coutume.

Elle avait l'impression que ce n'était pas seulement la crasse qu'elle éliminait : il y avait quelque chose de plus. Tandis qu'elle se dépouillait de ses vêtements souillés et faisait couler un peu d'eau tiède sur elle, Fayette eut le sentiment qu'une souillure plus symbolique s'en allait avec le sang.

Ç'avait été une journée de meurtre et de mort, mais une fois assise dans la pièce chaude, Fayette sentit enfin que c'était terminé. Elle soupira en sentant la vapeur brûlante courir sur sa peau : c'était comme si un voile sombre qui recouvrait ses sens se levait enfin.

Elle prit la louche et jeta encore un peu d'eau sur le poêle. L'eau grésilla agréablement en se changeant en vapeur, et Fayette se redressa pour en sentir la chaleur autant que possible. Une fois la vague passée, elle se laissa retomber en arrière avec un soupir.

« Quelle journée... »

« Alors, tu te sens mieux, Fay ? demanda une voix à côté d'elle. Je n'ose même pas imaginer ce que tu as traversé... »

Fayette tourna la tête, mais ne vit que la vague silhouette de Mireille. La pièce était sombre, la seule lumière venait du vacillement ténu du feu, qui ne révélait pas grand-chose. On aurait presque dit qu'elle parlait à une voix sans corps, dans l'obscurité.

C'était une sensation agréable. Fayette avait toujours trouvé qu'être nue dans l'obscurité brûlante l'aidait à mettre ses pensées en forme. D'ordinaire, elle n'était pas très douée pour exprimer les choses.

« Pour être honnête, j'ai encore l'impression d'avoir rêvé tout ça... », dit Fayette doucement, d'une voix à peine plus forte qu'un murmure. Elle avait le sentiment que si elle fermait simplement les yeux et se laissait aller au sommeil, elle se réveillerait dans le quartier des domestiques, comme n'importe quel autre jour.

« Prise dans le feu de l'action, je me sentais tellement pleine de rage et de fougue, j'ai vraiment tenu bon au combat ! »

Fayette entreprit de raconter tout ce qui s'était passé, l'esprit plus calme cette fois. Mireille ne l'interrompit pas et laissa la [Servante] vider son sac. Le récit était ponctué de temps à autre par le grésillement de la vapeur quand on jetait de l'eau sur le poêle. Un long silence suivit, une fois que Fayette eut terminé.

« Cette histoire de compétence de commandement... C'est troublant. J'ai toujours pensé que les classes cachaient plus de choses qu'on ne nous en disait, mais imaginer qu'une chose pareille soit possible ? » dit lentement Mireille en pesant ses mots. « Je comprends pourquoi tu te méfies de devenir une subordonnée. Franchement, maintenant, moi aussi. »

Mireille prit la louche et jeta un peu d'eau sur le poêle. « Par contre, je suis curieuse de savoir comment tu as pu gagner autant de niveaux en combattant. Je me demande si ça pourrait marcher aussi pour une [Couturière] ? »

« Pour être honnête, je ne sais pas trop comment ça marche. Bernhard a parlé de choses semblables arrivées à d'autres classes de [Travailleurs], mais il n'est pas entré dans les détails », répondit Fayette. Elle ferma les yeux pour réfléchir. « Ça m'a juste semblé... juste. Comme si c'était quelque chose que je devais faire. Peut-être que je suis tout simplement ce genre de [Servante] : une [Servante] qui a une approche plus... directe de l'élimination de la saleté. »

Mireille tendit la louche à Fayette et se renversa contre le banc. « Tu dis ça comme si tu comptais continuer à te battre. Tu es une [Servante] libre maintenant, qu'est-ce que tu vas faire comme travail ? On peut sans doute convaincre l'orphelinat de te laisser rester un moment, mais moi non plus, je ne suis pas censée rester ici bien longtemps encore... »

Fayette jeta encore un peu d'eau sur le poêle tout en réfléchissant. Que voulait-elle ? Elle avait toujours été un peu ambitieuse, et cette montée en niveaux fulgurante avait été plutôt grisante. À quoi ressemblerait une telle voie ? Elle pouvait difficilement devenir une simple vagabonde. Elle ferma les yeux et tenta de démêler ses sentiments tandis que la vapeur s'élevait.

Rendre le monde plus propre en traquant les monstres avait quelque chose de séduisant, et Fayette ne sentait pas sa classe résister à cette idée. 'Je crois bien que j'ai un certain talent pour ça. Je me suis plutôt bien débrouillée dans tous les combats, non ?'

« Tu sais, Mireille, je n'ai jamais voulu être une simple [Servante] ordinaire. J'ai toujours voulu être quelqu'un par moi-même, obtenir une évolution de classe peu commune, puis une rare, puis aller encore plus loin. Au-delà du niveau 50. »

La [Servante] rouvrit les yeux et se pencha en avant pour regarder le feu qui ronflait dans le poêle. « Le livre saint dit que le rythme de progression d'une personne dépend des défis, du danger, et de la fidélité à la voie de sa classe. Une [Servante] ordinaire qui se contente de faire son travail et d'obéir aux ordres, elle obtiendra sans doute une évolution commune au niveau 15 et commencera à stagner, sans jamais dépasser de beaucoup le niveau 35. À moins d'avoir une spécialisation intéressante, ou de changer sans arrêt ce qu'on fait, en cherchant de nouveaux défis. »

Elle tourna son regard vers Mireille, et dans l'obscurité on ne voyait que ses yeux, qui reflétaient le feu brûlant dans le poêle. « Alors je me suis demandé : qu'est-ce que je dois faire pour devenir quelqu'un capable d'aller loin ? Je pense que ce que j'ai fait aujourd'hui suffit pour une évolution de classe peu commune au niveau 15, mais quid de la suivante ? »

« Donc... », commença Mireille en faisant tourner la louche dans le seau. « Tu ne veux pas que cette histoire de combat reste un coup isolé. Tu veux continuer. Mais franchement, est-ce que c'est la voie d'une [Servante] ? »

« À ton avis, Mireille, à quoi sert une [Servante] ? »

« Eh bien, à cuisiner et à faire le ménage, je suppose. À répondre aux besoins du maître, et à organiser les questions pratiques. »

Fayette secoua la tête. « C'est ce qu'une [Servante] finit généralement par faire, mais ce n'est pas vraiment le but de tout ça. Pourquoi fait-elle ces choses-là ? Quel est l'objectif ? »

« Je ne crois pas y avoir déjà pensé sous cet angle. »

« Moi si, dit Fayette. Même avant aujourd'hui. Une [Servante] est liée à une maisonnée, et son but est de veiller à ce que cette maisonnée fonctionne comme il faut. La cuisine, la lessive, le ménage : ce sont des choses dont une maisonnée a besoin pour fonctionner. Une [Servante], c'est quelqu'un qui veille à ce que tout fonctionne comme il faut dans la maisonnée. Qui veille à ce que, quand les choses doivent se faire, rien ne vienne y faire obstacle. »

Mireille jeta un peu d'eau sur le poêle et laissa la phrase en suspens pendant que la vapeur grésillait. Elle finit par émettre un murmure songeur. « Je vois où tu veux en venir. C'est pour ça que tu as progressé dans ta classe en tuant, aujourd'hui ? Tes cibles "faisaient obstacle au bon fonctionnement d'une maisonnée", comme tu dirais. »

La [Servante] acquiesça. Elle avait réfléchi à la question une fois les combats terminés, et elle était parvenue à la même conclusion. « Donc, si je veux progresser comme il faut dans ma classe de [Servante], je devrai continuer à faire ça, mais est-ce qu'une maisonnée normale suffira ? On ne peut pas faire grand-chose de plus. Alors, voilà à quoi je pensais... »

Elle prit une grande inspiration et se tourna vers Mireille. Elle tendit les mains. « Et si... » Elle écarta les bras de chaque côté. « ... je prenais en charge une maisonnée vraiiiment grande ? Je pourrais aider tout le monde ! »

Elle laissa la phrase en suspens, et la pièce sombra dans un long silence. Mireille finit par soupirer. « Fay, tu es sûre que tu as toute ta tête ? Tu n'as pas pris de mauvais coups ? »

Fayette se hérissa et croisa les bras. « Quoi ? »

« Qu'est-ce que tu entends seulement par tout le monde ? Tous les gens que tu croises, le pays, le monde ? Sérieusement ? Toi toute seule ? Tu ne devrais pas commencer par quelque chose d'un tout petit peu plus simple ? Je ne sais pas, un village, une ville, quelque chose comme ça ? Franchement, même protéger un manoir avait l'air d'être tout un travail. »

Mireille prit la louche et se mit à la faire tournoyer dans le seau, en regardant les vaguelettes qu'elle formait dans l'eau. « Nous sommes des petites gens, et la Double Monarchie est un grand pays. Je comprends ce que tu veux dire, mais les grands rêves ne sont que ça : de grands rêves. Pense à quelque chose de plus concret. Une fois que tu seras sortie de ce village, qu'est-ce que tu vas faire, concrètement ? Tu veux arranger les choses, comment tu comptes t'y prendre ? Quelle est la première étape concrète ? »

Fayette se retourna vers le feu. 'Quelque chose de concret, hein ? Eh bien, il me faudra au moins de quoi tuer des monstres, c'est le plus évident. Après ça... on verra. N'empêche, ça ne laisse vraiment qu'un seul choix.'

« Je crois... que je vais essayer d'entrer à la guilde des Chasseurs. »

Mireille poussa un grognement sonore. « Pff, je savais que tu allais dire ça, dit-elle. Et je suis sûre que tu vas vraiment le faire. »

Fayette cligna des yeux. « Quoi, ça pose un problème que je devienne chasseuse ? »

« Pas vraiment, c'est juste tellement... tu vois ? C'est ce à quoi pensent tous les garçons qui savent un peu manier les armes. Genre, s'il y a une liste des choses à faire pour partir à l'aventure, c'est toujours la première étape. Youhou, allons nous inscrire à la guilde ! »

« Quoi, tu trouves ça trop cliché, c'est ça ? Tu as une meilleure idée ? »

« Ce n'est pas ça, c'est juste que... tu fais ça parce que tu veux gagner plein de niveaux, pas vrai ? Tu comptes sans doute foncer tête baissée sans rien prévoir de plus, je me trompe ? »

Fayette jeta un peu d'eau sur le poêle et marqua une pause en écoutant grésiller la vapeur. « ... Je suis censée faire quelque chose avant ? »

Elle entendit un grognement à côté d'elle. Mireille fit mine de se lever, mais se rassit avec une grimace en heurtant la vapeur brûlante près du plafond. En bougonnant, elle pointa un doigt vers la [Servante].

« Toi ! Tu viens de découvrir que tu peux gagner des niveaux en tuant des monstres et des [Seigneurs], mais jusqu'où ça va, au juste ? Ta théorie sur le but des [Servantes], elle tient la route ? Est-ce que chasser des lapins sauvages compte ? Et les ours, les ours-hiboux, n'importe quoi d'autre ? » Elle lui planta de nouveau le doigt. « Est-ce que tu as vraiment réfléchi à tes options de combat, est-ce que tu t'es seulement entraînée à te battre ? Tu as établi un plan de progression ? Orienter sa classe vers le combat, ça ne se prend pas à la légère. Est-ce qu'ils vont seulement te laisser entrer à la guilde ? Tu es une [Servante]. »

« Tester. Expérimenter. T'entraîner. » Mireille ponctua chaque mot d'un petit coup de doigt sur la joue de Fayette.

Fayette se recula pour repousser le doigt. 'Je n'avais vraiment pensé à rien de tout ça... Bon, elle a toujours été meilleure que moi pour voir loin. Moi, je me contente de gérer les conséquences.'

Elle décida d'essayer [Sourire désarmant]. « Enfin, je me suis bien débrouillée avec les kobolds, non ? » dit-elle, un véritable sourire de [Servante] aux lèvres.

Mireille ne fut pas dupe : elle connaissait trop bien Fayette pour ça. La [Couturière] fit la grimace et se renversa contre le banc.

« Bon, demain tu viens avec moi. Tu vas tirer tout ça au clair. »

Fayette soupira. 'Je suppose que je peux lui faire plaisir.'

Fin du chapitre 10
Fiche de l'œuvre

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