Aller au contenu principal

Chapitre 4

Chapitre 4 - Comment survivre en tant que second fils d'une famille noble de mages (4)

8 octobre 2026 ~17 min · 3 263 mots

Ding !

[« Suggestion : ta vie ne dépend que de toi ! Trouve ce que tu dois faire. » 3/3 accompli !

Félicitations !

« Suggestion : ta vie ne dépend que de toi ! Trouve ce que tu dois faire. » Réussite !

〈 Chapitre 1. Aide-toi, et le Ciel t'aidera (1) 〉 terminé !

Voie 1 : 〈 Chapitre 2. Aide-toi, et le Ciel t'aidera (2) 〉 confirmée.]

« Là, je me sens rafraîchi. »

Je passai la main sur ma nuque, aux cheveux coupés court.

Ouais, c'est ça. Quand on se laisse pousser les cheveux, soit on les entretient au fur et à mesure, soit on coupe tout.

Luca n'avait pas eu l'intention de les laisser pousser, mais il les avait négligés si longtemps qu'il avait fini avec une vraie tignasse de mendiant.

« N'empêche, maintenant qu'ils sont coupés, j'ai l'air moins défait. »

Au lieu de l'expression éteinte qui me venait sans que j'y pense, j'adoptai une mine à peu près normale et me regardai dans le miroir.

Je ne m'en étais pas rendu compte, mais j'avais en fait une allure étonnamment correcte.

J'avais le teint pâle, mais si je mangeais bien et faisais de l'exercice pour reprendre des couleurs, j'aurais bien meilleure mine qu'à présent.

Je sortis de la boutique et remerciai l'élève qui me suivait à un pas de distance.

« Merci de m'avoir amené ici. Alors, on est dans la même classe ? »

« ... O-oui. Dans notre école, une fois entré, on reste dans la même classe jusqu'au diplôme, Lucas... Tu ne le savais pas ? »

« Ça, je le savais. »

Comme le protagoniste étudiait ici, je connaissais bien ce genre d'informations grâce au roman.

« Ah, vraiment... ? Haha ! Je vois. Je ne le savais pas bien, moi. Haha... »

« Et toi, tu t'appelles comment ? »

« Hein, moi ?! Je, je m'appelle Melvin. Mais pourquoi tu me demandes ça... ? »

On n'a pas le droit de demander son nom à un camarade de classe ?

Et pourquoi tu trembles comme ça ?

J'avais vaguement l'impression d'être un voyou en train de racketter quelqu'un, alors je préférai me taire.

Voir de mes propres yeux tout un pays m'éviter ne m'avait pas fait grand-chose, mais voir quelqu'un trembler ainsi en tête-à-tête me donnait inutilement mauvaise conscience.

Arrivé devant un bâtiment, Melvin le désigna, le visage soudain éclairé.

« Voilà le dortoir. Moi, je rentre, on se voit demain en classe. »

« Hé, attends une minute. »

« Oui... ? »

« Je vais où pour savoir quelle chambre est la mienne ? »

Melvin, la mine à moitié morte, me conduisit jusqu'au bureau administratif en gardant autant de distance que possible.

'Sa réaction est marrante.'

La culpabilité fut de courte durée.

Déjà habitué à ce genre de réactions, je souris et agitai la main.

Curieux de savoir à quel niveau on en était, je n'affichai que la jauge d'affinité ; comme prévu, elle touchait -10.

« Merci. À plus tard. »

« O-oui... J'y vais pour de bon, là... ! »

Sans me laisser le temps de répondre, l'élève s'enfuit en courant dans le couloir.

Je demandai le numéro de ma chambre au bureau administratif et partis la chercher. En ouvrant la porte, je trouvai à l'intérieur les bagages envoyés depuis la maison.

« Je devrais d'abord ranger. »

Les bagages se résumaient à quelques tenues, aux manuels des cours, à de quoi écrire, et au médicament. Il y avait même la baguette de la famille, inutile à Luca, fourrée dans un coin.

Après avoir tout jeté dans l'armoire et sur le bureau, il ne restait plus que la boîte du médicament.

Réprimant l'envie de flanquer un coup de pied dans la boîte, j'en soulevai le couvercle. Sur le tissu noir qui l'enveloppait pour la protéger de la lumière était posée une lettre couleur crème.

Je n'avais pas encore vérifié l'expéditeur, mais je savais déjà qui l'avait écrite.

Je déchirai l'enveloppe et en tirai la lettre.

[À mon petit frère bien-aimé.]

[Bonjour. Quand tu liras ces lignes, tu seras déjà à l'école. Tu ne sais pas à quel point je me suis inquiété quand tu t'es effondré comme ça. J'aurais voulu rester à tes côtés ne serait-ce qu'un peu, mais je n'ai pas eu d'autre choix que de partir tôt. Pardonne-moi.]

Ces excuses devaient être les plus creuses du monde. Connaissant la fin de Luca, je ne pouvais qu'en rire.

La suite n'était qu'un ramassis de futilités : comment allait père, ce qu'il avait dit de moi, et combien ce serait bien si je pouvais ramener mes notes au moins dans la moyenne.

Je lisais avec des yeux de poisson mort, et le texte toucha bientôt à sa fin.

[Je suis certain que tu sais bien ce qui doit passer en premier. Pense toujours d'abord à ta santé. Surtout ces derniers temps, il semble y avoir de sérieux changements ; alors au moindre problème, je t'en prie, préviens-moi sans faute.

Que la bénédiction de Dieu soit toujours avec toi. Sincèrement, ton hyung.]

Une lettre parfaitement banale et inutile.

Prendre le temps d'écrire une lettre aussi longue juste pour jouer les gentils : je sentais là toute sa ténacité.

Je reportai mon regard sur la phrase qui ressortait le plus de la lettre.

[Je suis certain que tu sais bien ce qui doit passer en premier.]

Ouais, je le sais bien.

Je pris la boîte telle quelle, vidai les flacons de médicament dans le tiroir et le fermai à clé.

Le pauvre idiot qui buvait ce truc juste parce qu'on le lui disait était peut-être ton petit frère jusqu'ici, mais plus maintenant.

'J'aimerais bien tout jeter, mais...'

Je ne peux pas.

Pour enterrer hyung, il faut que j'en garde un peu comme preuve.

Et si j'arrive à mettre Leo de mon côté, ça deviendra le meilleur médicament qui soit.

Comme la suite de mes plans dépend de l'effet résiduel du médicament, je devrais d'abord vérifier quelle quantité de magie je peux utiliser maintenant.

'Hyung m'en a fait boire un flacon il y a trois jours.'

Celui-là, je l'avais presque aussitôt recraché, il ne comptait donc pas ; en comptant à partir de la dernière fois où j'en avais bu deux flacons d'affilée avant que hyung ne change de médicament, ça remontait à quatre jours.

Comme c'était un médicament qui se prenait sur un cycle hebdomadaire, son effet devait être nettement affaibli.

Alors, essayons d'utiliser la magie une fois.

'... Mais.'

J'avais beau vouloir faire quelque chose, mes souvenirs en la matière devaient être assez anciens. La dernière fois, c'était à douze ans ?

Quoi qu'il en soit, j'étais né dans une famille de mages, mon noyau était juste un peu fermé, ça devrait bien finir par marcher.

Pour commencer, je tendis la main droit devant moi.

Wiiing !

À cet instant, une magie rouge jaillit, éclatante. Avant même que je puisse m'étonner de cette magie que je voyais pour la première fois, une douleur intense me frappa au cœur.

« Ugh... ! »

Ça marche vraiment. Mes genoux cédèrent d'eux-mêmes. C'était une douleur trop dure à supporter debout.

'Et ça, c'est avec un effet du médicament affaibli...'

Comment pouvait-il dormir sur ses deux oreilles en faisant avaler un tel médicament à son petit frère ?

Déjà quand j'étais lecteur et non Luca, c'était absurde, mais en devenir l'intéressé le rendait plus absurde encore. Je ne pouvais que rire comme si j'avais perdu la raison.

'En tout cas, le plan tient.'

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de la semaine.

Demain, c'est le week-end. Une fois le week-end passé, l'effet du médicament aura complètement disparu.

Même couvert de sueurs froides, je riais.

C'est ça. D'abord, essayons de mettre Leo de mon côté.

***

Le lendemain matin, en sortant de ma chambre, je croisai des élèves qui se préparaient pour les cours.

'Étonnant, ils ne m'évitent pas ?'

Je regardai autour de moi, ébahi par cette situation inattendue.

Puis un élève passa tranquillement, mais en découvrant mon visage, il sursauta et s'écarta vivement.

Ce fut à peu près pareil quand je descendis dans le hall bondé du dortoir.

'...'

Ils ne m'évitaient pas : ils ne m'avaient simplement pas reconnu.

J'aurais dû m'en douter.

Moi qui m'étais toujours montré avec une allure de mendiant, j'apparaissais aujourd'hui les cheveux bien coupés, d'où leur temps de réaction, mais les élèves avaient toujours fui et méprisé Luca.

Pour trois raisons principales.

Un : à cause des rumeurs sur le Plérôme.

Deux : parce que, bien qu'incapable d'utiliser la magie, il était entré au département de magie grâce à une admission sur donation.

Enfin : parce qu'un élève à l'influence bien établie dans l'école me détestait.

Et... cet élève, c'était Leo.

'La route est encore longue.'

Pour être précis, ce dernier point était un catalyseur plus qu'une cause. À l'origine, tout le monde dans ce pays détestait déjà Luca.

Si je désignais Leo en particulier, c'était à cause de son influence.

Leo avait d'excellentes relations, d'excellentes notes et une conduite exemplaire, ce qui lui assurait une belle position dans l'école. Ses capacités magiques le classaient aussi parmi les meilleurs.

À cette époque, Leo n'avait pas conscience que son influence n'était pas celle des autres, et il affichait ouvertement ses émotions comme n'importe quel élève.

Du coup, Leo semblait détester Luca de façon plus visible, et certains élèves, courageux mais immatures, y avaient vu le signal qu'on pouvait harceler Luca sans risque.

Luca, lui aussi, croyait que Leo ne l'aimait pas.

'Vu comme ça, difficile d'en tirer parti, mais...'

De mon point de vue, moi qui savais ce qui se passerait dix ans plus tard, la situation n'était pas complètement désespérée.

Dans la seconde partie de l'histoire, Leo, qui enquêtait sur la mort de Luca, confiait son passé au protagoniste.

Luca l'ignorait, mais Leo l'avait vu avant que son hyung ne commence à le tourmenter sérieusement.

Issu d'une famille de médecins depuis des générations et doté d'un faible talent en magie générale, Leo s'était tenu à distance de la magie ; c'est après avoir vu la magie de Luca qu'il avait commencé à y consacrer sérieusement sa vie.

Peut-être parce qu'il gardait depuis l'enfance une image aveuglément positive de Luca, Leo n'avait jamais tout à fait cru aux rumeurs sur le Plérôme.

Mais c'est justement pour ça que le contrecoup était retombé sur Luca.

'J'étais bêtement brusque avec lui, parce que je trouvais stupide qu'un garçon au talent exceptionnel se laisse abattre par de drôles de rumeurs.'

Voilà ce que Leo confiait au protagoniste en enquêtant sur la mort de Luca. Et l'on devait justement être en pleine période « brusque ».

'Comment je me suis retrouvé mêlé à une histoire pareille...'

Mais en réalité, ça tombait bien.

Quelle que soit la nature de l'émotion, des sentiments intenses valent mieux que l'indifférence.

Parce que je peux en inverser radicalement la direction tout en conservant leur profondeur.

Griiinc...

Quand j'ouvris la porte pour entrer, la classe bruyante se tut instantanément.

La confusion causée par mon allure inhabituelle me parvenait directement.

Je fis mine de ne pas remarquer cette réaction et trouvai une place convenable au dernier rang.

Je sentis, de loin, un regard perçant.

« Ça vaut le coup d'œil. »

Une voix cynique s'était élevée.

Je sortis mon livre en silence en ricanant amèrement en moi-même.

'Juste parce que je me suis coupé les cheveux, j'ai droit à un « ça vaut le coup d'œil »...'

Quelle allure de mendiant avais-je donc entretenue toute l'année passée ?

En tout cas, on voyait bien qui avait prononcé ces mots.

Je relevai la tête et regardai dans cette direction.

Un élève entouré d'amis, le menton dans la main, tournait légèrement la tête pour me fixer froidement.

Des cheveux d'un blond de blé et des yeux bleus, des coins d'yeux légèrement tombants et des lèvres obstinément closes.

Et jusqu'à son allure impeccable : même sans les souvenirs de Luca, je l'aurais su immédiatement.

Cet élève, c'était Leo.

Ding !

[Voie 1 : 〈 Chapitre 2 〉 commence.

〈 Chapitre 2. Aide-toi, et le Ciel t'aidera (2) 〉

Quête : faire de « Leonard Wittelsbach » votre allié. (0/1) (167 heures 59 minutes 58 secondes)

Voie 1 : 〈 Chapitre 3. Indéterminé (1) 〉

Voie 2 : 〈 Mort 〉]

'... Mort.'

167 heures 59 minutes : une semaine.

Afficher aussi tranquillement des mots aussi insensés en guise de Quête.

Je retins mon souffle sans m'en rendre compte.

'Non.'

Même avec une limite d'une semaine, j'avais une chance de réussir. Maintenant que j'étais dans la même classe que Leo, je ne me voyais même pas échouer à cette quête.

Je détournai les yeux du regard bleu vif de Leo et m'assis.

***

« Bonjour, chers élèves. Vous avez passé de bonnes vacances ? »

Premier cours du nouveau semestre : le professeur salua la classe avec entrain en posant le registre d'appel sur le pupitre.

Contrairement à son salut, la réaction des élèves fut tiède.

Le professeur n'y prêta pas attention et poursuivit la présentation du cours.

« Vous l'avez entendu l'an dernier, vous le savez, n'est-ce pas ? Notre cours est une matière qui étudie l'histoire de la magie. »

Commencer par une matière légère dès le premier cours, ça me plaît.

Je fis le vide dans ma tête et m'adossai à ma chaise pendant que les explications du professeur se poursuivaient.

L'affinité de Leo, que j'avais vérifiée en vitesse quand nos regards s'étaient croisés, était de -8.

C'était plus élevé que la plupart des élèves d'ici, qui étaient à -10, mais tant que c'était négatif, on ne pouvait pas parler de bon résultat.

Pour faire de Leo mon allié en 168 heures, une semaine, je devais accélérer par rapport à mon plan initial.

Je griffonnai quelque chose dans mon cahier un moment, puis vérifiai l'heure. Une heure était déjà passée, mais rien n'indiquait que le cours allait finir.

« C'est précisément ce fondement qui nous permet d'ouvrir l'avenir à travers le passé. Nous pouvons faire face directement au monde microscopique de nous-mêmes et tracer notre vie de façon autonome... »

« ... »

C'est normal de parler de ce genre de trucs pendant une heure entière au lycée ?

Je quittai mon cahier des yeux et balayai les alentours. Les élèves faisaient déjà autre chose, n'écoutant que d'une oreille.

Clap...

Le professeur frappa dans ses mains pour attirer l'attention des élèves.

« Allons, tout le monde. Soyez attentifs. Je vais vous poser une dernière question. Il y a eu un concile qui a décidé que ceux dont la puissance magique s'est éveillée devaient participer à la communion une fois par an. Lequel ? L'élève qui trouvera la bonne réponse aura la note maximale de comportement ce semestre. »

« Le prof remet ça... Comment on est censés savoir, alors qu'on ne l'a même pas encore étudié correctement ? »

« Qu'est-ce que tu veux. »

Les élèves assis devant moi chuchotaient d'une voix à peine audible.

Même de loin, cette attitude...

C'était l'attitude de gens qui méprisaient l'enseignant.

'Ça me rappelle le lycée...'

Une fois qu'on te méprise, prof ou pas, ça ne change rien.

J'éprouvai de la pitié en écoutant le professeur.

« Ce ne sera pas à l'examen. Mais vous devriez savoir au moins ça pour mériter le nom d'élève de notre fière Académie Impériale n° 2. Le manuel n'en parle pas beaucoup, mais c'est un événement important qui révèle l'origine de la puissance divine actuelle. Quelqu'un sait ? »

Naturellement, l'amphithéâtre resta silencieux.

Je réfléchis en parcourant des yeux les plans d'action griffonnés dans mon cahier.

Deuxième année, premier cours, première heure.

Ce n'était pas un mauvais moment pour lancer mon plan pour réussir cette quête et décider de la direction de mes actions futures.

'Je tente le coup ?'

Ai-je vraiment besoin de me comporter à l'école comme à la maison ?

J'avais déjà montré des paroles et des gestes peu dignes de Luca à l'élève qui m'avait guidé, mais il n'y avait que lui, je pouvais donc encore changer de cap.

De plus, la question du professeur portait sur un passage des textes sur la puissance divine que j'avais laborieusement mémorisés sur le chemin.

Connaissant la réponse, c'était une occasion plutôt intéressante à saisir.

'Rien ne va apparaître ?'

J'ouvris la fenêtre de Quête, à tout hasard.

Il n'y avait aucune autre quête que celle qui consistait à faire de Leo mon allié.

Ça s'affiche bien pour des trucs inutiles, mais quand j'en ai vraiment besoin...

'Laisse tomber.'

Ce n'est qu'une fois, de toute façon.

La veille, j'avais lu dans le journal que l'Ordre des Mages Impériaux auquel appartenait hyung était parti pour les États pontificaux.

Le travail de hyung durerait au moins un an, et comme la magie de téléportation entre pays était interdite, il devrait prendre une voiture ou un train jusqu'à la frontière de l'Empire pour revenir.

Dans ces conditions, il lui serait difficile de rentrer à la maison dans le seul but de m'enfermer à la cave.

'Et surtout... c'est hyung qui m'a dit le premier d'améliorer mes notes.'

Je dis que je vais faire ce que hyung me dit parce que j'ai peur de lui, et il viendrait m'en faire le reproche ?

Répondre à une question en cours... ça le rendrait peut-être méfiant, mais ce n'était pas suffisant pour le pousser à agir directement.

Et encore, ce raisonnement partait du principe que la nouvelle irait jusque-là.

Dans le roman, hyung n'avait placé aucun espion auprès de Luca. Rien qu'à voir mon état juste après la possession, c'était logique. Que pouvait faire de sa propre initiative un être humain aussi complètement brisé, physiquement comme mentalement ?

Donc, avoir répondu une fois en cours ne voulait pas dire que ça arriverait aussitôt aux oreilles de hyung.

Je souris et écoutai en silence les doléances du professeur.

« Personne ? C'est une question qui rejoint ce dont j'ai parlé tout à l'heure. Je suis pourtant sûr qu'on avait brièvement abordé le sujet l'an dernier aussi... »

« ... »

« Tant pis. J'espère que vous vous en souviendrez désormais. »

« Le VIIe concile du Latran. »

Le silence tomba sur l'amphithéâtre.

Les élèves qui le remplissaient se tournèrent vers moi et me fixèrent, visiblement décontenancés.

Le professeur, lui non plus, ne parvenait pas à refermer la bouche ; il ne s'attendait manifestement pas du tout à ce que je réponde.

Personne ne semblait capable de briser cette atmosphère déconcertante. Je souris doucement et pris la parole pour détendre l'ambiance.

« Je me suis trompé ? »

« Vous, là ? »

« Oui. »

« ... C'est vraiment vous qui avez répondu ? »

Je penchai la tête et répondis d'un air qui demandait où était le problème.

« Oui. »

« ... Vous ne vous êtes pas trompé. Le VIIe concile du Latran, c'est exact. Je sais que vous avez souvent manqué les cours l'an dernier pour raison de santé... mais vous vous en souvenez ? »

Au lieu de répondre, je souris pour clore la conversation.

Quand je croisai les innombrables regards rivés sur moi, les élèves détournèrent précipitamment la tête comme si quelque chose collait à mes yeux.

Ce qui compte, ce ne sont pas les autres.

Je regardai du côté de Leo.

Leo me regardait d'un air ébahi, à la place de son regard froid de tout à l'heure.

À cet instant, une nouvelle fenêtre apparut devant mes yeux.

Ding !

[Récompense spéciale du chapitre 2

Indice : vérifie ta probabilité de survie !]

Fin du chapitre 4
PrécédentCh. 3
Vous êtes à jourLe prochain chapitre sortira à 18h00. Le planning indique les jours de sortie.Retour à la fiche
Fiche de l'œuvre

Commentaires

Code anti-spam :······
0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.