'Leonard Wittelsbach.'
La personne qui avait eu le plus d'influence sur la victoire du héros, et qui était aussi étroitement mêlée à l'histoire de Luca.
Né dans une famille qui s'était illustrée en médecine magique depuis des générations, Leo parvient à transformer le poison de mon hyung en potion de renforcement du noyau.
Les ingrédients sont étonnamment simples, mais comme je ne peux pas compter sur l'aide de la famille, il me faut nouer des relations à l'école pour me procurer les matières médicinales.
'Il a le même âge que le héros et que Luca.'
J'écrivis en dessous tout ce dont je me souvenais de l'histoire de Leo.
Une fois un carnet entier rempli, je regardai l'horloge. Il restait encore plus d'une demi-journée avant le départ.
'Je devrais commencer à chercher la prochaine chose à faire ?'
Rien qu'en me fixant des objectifs adaptés tout à l'heure, j'avais atteint un tiers de mon but : tout ce qui pourrait m'être un tant soit peu utile serait sans doute validé avec indulgence.
'Ce serait bien de faire monter un peu mon score.'
Augmenter mon endurance ou ma réputation maintenant ne serait pas judicieux.
Mieux valait tester les catégories de compétences que je pouvais aborder avant le départ.
Je sortis de ma chambre pour chercher la bibliothèque, et aussi pour me familiariser avec la disposition de la maison.
Aussitôt, les conversations chuchotées et les petits rires qu'on entendait s'arrêtèrent net. Les domestiques qui traversaient le couloir, occupés à leur travail, se figèrent et se plaquèrent contre les murs.
L'ostracisme que Luca subissait dans le roman s'abattit sur moi, tel quel.
'C'est assez nouveau de le vivre en vrai.'
Je ne le prenais pas spécialement mal.
C'était Luca qu'ils évitaient, pas vraiment moi.
Je savourais cette expérience inédite tout en me remémorant le contenu du roman.
Les domestiques n'avaient pas cette attitude pour s'attirer les bonnes grâces de père ou de mon hyung. Si ce n'était que ça, ils n'auraient aucune raison d'éviter quelqu'un.
Et mon hyung jouait la comédie avec tant de talent que presque personne ne doutait de son affection fraternelle.
Si Luca était devenu la cible de cet évitement, c'était à cause des rumeurs que mon hyung façonnait depuis longtemps.
Depuis des années, mon hyung faisait courir le bruit que j'étais lié au Plérôme.
Le Plérôme est une organisation religieuse qui croit pouvoir conserver la vie éternelle en absorbant la puissance magique d'autrui par le sang.
La plupart de ses membres sont morts il y a longtemps et se sont réincarnés il y a une dizaine d'années ; ils prétendent avoir pu ressusciter parce que Dieu les a choisis.
'Jusque-là, ce ne sont que des fous.'
Le Plérôme tue des vivants puis les ramène à la vie pour étendre son influence.
La plupart des cadavres ne ressuscitent pas, mais très rarement, certains reviennent à la vie avec la conscience pulvérisée.
Les cadavres ressuscités de cette façon et les membres du Plérôme absorbent la puissance magique d'autrui pour entretenir leur corps, et pour réduire les dégâts causés par l'absorption directe de puissance magique, ils boivent du sang mêlé de puissance magique. Un groupe répugnant à bien des égards.
Mon hyung avait patiemment monté toutes sortes d'incidents, de la petite polémique au meurtre, pour que les gens laissent libre cours à leur imagination quant à ma santé mentale.
Et il avait fini par réussir à répandre des scandales sans se salir la bouche.
Une fois lancés, les mensonges s'étaient propagés à tout le pays en un instant, et mon hyung avait joué son rôle de tout son cœur en protégeant Luca des enquêteurs impériaux et des journalistes qui avaient envahi le domaine.
C'était il y a presque dix ans.
Pendant dix ans, mon hyung avait empilé les mensonges sans relâche et envoyé l'image de son petit frère dans l'autre monde.
Ce faisant, il n'avait pas oublié d'entretenir sa propre bonne réputation.
Résultat : il avait réussi à tromper tout le monde, de père au pays entier, et même Luca. Les domestiques ne faisaient pas exception.
'Au fond, ça m'arrange.'
S'ils m'évitent aussi ouvertement, tant mieux.
Ça ne veut pas dire qu'ils se désintéresseront de tout ce que je fais, mais c'est toujours bien mieux que de les voir se mêler de chaque chose.
À chaque coin de couloir, à chaque escalier, les domestiques réagissaient tous de la même façon.
Parmi eux, il y avait aussi des ricanements effrayés, qui leur échappaient comme un mécanisme de défense.
L'étrange sensation que mon existence flottait, isolée du reste, ne me quittait pas.
Les souvenirs de Luca s'étaient fondus en moi, et les émotions qu'il avait ressenties revenaient, rendant l'attitude des domestiques encore plus palpable.
Mais contrairement à Luca, je ne me sentais pas pressé.
'Et alors ?'
Je devrais disparaître sur-le-champ, peut-être ?
Ils ne savent pas que ça me donne encore plus envie de venir leur coller ma tête sous le nez, sans la moindre gêne ?
Mais pour l'instant, je devais contenir mon tempérament. Ce n'était pas le moment de jouer avec eux à ma guise.
Après avoir erré un moment dans la maison, alors que mon endurance était sur le point de s'épuiser, j'entrai dans la bibliothèque du rez-de-chaussée.
Je fis le tour de la bibliothèque et sortis des livres d'histoire et des ouvrages de magie.
Ding… !
[Récompense spéciale du chapitre 1
Faites de votre savoir une compétence ! Assimilez parfaitement le savoir que vous allez acquérir. (0/1)]
'Hmm ?'
Ils donnent aussi ce genre de chose.
J'avais réfléchi tranquillement, mais la situation n'avait rien de tranquille.
Je fis vite tourner mon cerveau.
'Ce chiffre 1 me travaille.'
Ça veut dire que j'ai une seule chance.
Je parcourus des yeux les livres empilés sur le bureau.
Je ne peux pas gâcher cette occasion sur des livres d'histoire. Ceux-là, je peux les apprendre par cœur tout seul.
Il me faudrait un domaine où savoir et résultat ont tendance à se dissocier, un domaine qui exige une pratique innombrable.
Je rangeai les livres d'histoire et étalai les ouvrages de magie que j'avais sortis.
'Introduction aux études de magie de base.'
Évidemment, inutile, ça aussi.
Les bases, je peux les étudier tout seul.
'Cinquante sorts de combat utilisés en pratique.'
Un peu plus tentant.
Mais je devrais pouvoir trouver mieux. De toute façon, ce niveau-là, on l'enseigne à l'école.
Je poussai tous les livres dans un coin du bureau et allai vers l'étagère d'où venaient les ouvrages de magie.
'Sachez-le et votre vie changera : la pharmacie magique pratique en toute simplicité.'
Même en le sachant, il y a de fortes chances que rien ne change.
'Surtout pas ! Les sorts de malédiction interdits qu'il ne faut jamais utiliser.'
Alors qu'on raconte déjà que j'appartiens à une organisation religieuse qui boit du sang humain, ai-je besoin d'en rajouter ?
Et comme ce livre a passé la censure impériale et se trouve dans ce manoir, je ne peux pas espérer y trouver de vraie magie de malédiction. Au mieux, ce serait un ouvrage pédagogique.
'Réfléchissons un instant.'
La magie ordinaire, je peux l'apprendre seul.
Il faut choisir quelque chose de difficile à apprendre pour moi, un domaine où le coût en temps et en efforts est « énorme ».
Il n'y a alors qu'une seule réponse.
Je passai aussitôt à une autre section.
Après avoir feuilleté les livres un par un, je finis par en trouver un plutôt utile.
'Recherches sur la puissance divine en tant qu'autorité.'
Il contenait de la magie spéciale utilisant la puissance divine.
La puissance divine est une force obtenue en transformant la puissance magique ; au fond, elle n'en diffère pas beaucoup.
Mais comme c'est une forme « transformée » de puissance magique, ceux qui manient la puissance divine savent manier avec adresse les deux, alors que ceux qui n'utilisent que la puissance magique ont beaucoup de mal à manier la puissance divine.
'À l'origine, la puissance divine n'est utile qu'au clergé, mais…'
Pour l'instant, j'en ai besoin moi aussi.
Surtout pour ça.
Je me concentrai sur la magie de manipulation mentale, dans la table des matières.
En cas d'imprévu, il me fallait apprendre à manipuler l'esprit des gens pour qu'ils tiennent leur langue.
Ce genre de magie impose une lourde charge physique et mentale au lanceur et comporte toutes sortes de restrictions : même en l'apprenant, je ne pourrais pas l'utiliser sur mon hyung, mais…
'Je peux retarder le moment où la nouvelle de mes changements arrivera aux oreilles de mon hyung.'
Autrement dit, je peux élargir ma marge de manœuvre.
Surtout, si j'apprends la puissance divine, je pourrai apprendre non seulement la manipulation mentale, mais aussi toutes sortes de magies spéciales qui en dérivent.
J'ouvris le livre et me fourrai dans la tête tout le savoir sur la puissance divine.
L'assimilation, c'était à moi de m'en charger. Comme je ne comprenais pas, j'essayai d'abord d'apprendre par cœur, à l'aveugle.
Ding… !
[Récompense spéciale du chapitre 1
Faites de votre savoir une compétence ! Assimilez parfaitement le savoir que vous allez acquérir. (1/1)
Le trait « Puissance divine » a été ajouté !]
'Parfait.'
Apprendre par cœur avait suffi pour réussir.
Je repris mon souffle et souris.
***
Après avoir passé toute la nuit à la bibliothèque, j'entendis la cloche lointaine qui annonçait le lever des domestiques et me levai de ma place. À l'horloge, c'était presque l'heure de partir pour l'école.
« Jeune maître. »
À ce moment, le domestique que j'avais vu la veille vint me chercher à la bibliothèque.
Je suivis le domestique qui me guidait, perdu dans mes pensées.
Je sais que l'école est assez loin : trois ou quatre jours devraient suffire, en gros.
Je ne pourrai sans doute pas utiliser d'outil de déplacement spatial. Ce sont des objets qui fonctionnent sur le noyau d'un mage.
Luca est né mage, mais grâce au poison de mon hyung, qui détruit gentiment son noyau chaque semaine, il ne peut pratiquement rien faire de ce que seuls les mages peuvent faire. Il y a de fortes chances que je prenne une calèche.
Après avoir traversé d'innombrables couloirs et jardins jusqu'à l'extrémité du bâtiment où je me trouvais, il y avait bel et bien une calèche qui attendait.
'Comme prévu.'
Plus rien ne me surprend.
Je désignai la calèche d'un signe de tête désinvolte et demandai :
« Il faut combien de jours, d'habitude, pour aller à la capitale ? »
« Ah, pour moi… il a fallu un peu moins de trois jours. Je ne suis pas ici depuis longtemps, alors je n'ai pas entendu parler de votre cas, jeune maître. »
Trois jours, c'est trois jours ; qu'est-ce que c'est que cette histoire de cas différent ?
Comme je ne m'attendais pas à ce que le domestique chargé de mon service soit particulièrement fin, je montai dans la calèche sans répondre.
« À vos prochaines vacances, jeune maître. Prenez soin de vous. »
Le domestique qui m'avait guidé jusque-là me fit ses adieux.
Me rappelant le caractère timide de Luca, je me contentai d'un léger hochement de tête.
Il devait y avoir d'autres gens à mon service, mais à part le domestique qui m'avait amené là, personne ne vint me dire au revoir.
Si les domestiques de mon hyung s'étaient comportés comme ça à son départ, ils auraient tous été renvoyés.
'Bah, ils auront tous été remplacés quand je reviendrai, de toute façon, alors peu importe.'
Je claquai la fenêtre de la calèche et me renversai contre le dossier moelleux.
Et le lendemain, je compris pourquoi il avait parlé de « mon cas ».
La calèche aux armoiries de la famille traversa les autres domaines sans subir un seul contrôle et arriva aux abords de la capitale en une seule journée.
'Le nom de famille accélère vraiment les choses.'
Je refermai le livre sur la puissance divine que j'avais rapporté de la bibliothèque la veille et regardai par la fenêtre.
Au loin, la grande route en courbe était déjà encombrée de calèches. C'était la rentrée, et avec les postes de contrôle, c'était encore plus embouteillé.
'Ça va prendre un moment.'
Je rouvris le livre.
Au moment où je relevai la tête après avoir parcouru la dernière page, un autre spectacle étonnant s'offrit à moi.
Les calèches qui n'avaient pas encore passé le carrefour bougeaient toutes à l'unisson, comme si elles s'étaient concertées, et empruntaient efficacement d'autres itinéraires : la route, embouteillée un instant plus tôt, se dégageait joliment.
Puis un cri aigu monta d'une calèche qui passait.
« Ah… ! »
Un jeune enfant qui regardait par la fenêtre m'avait vu et avait claqué la fenêtre de sa calèche.
En plus de me demander pourquoi ils réagissaient ainsi, un soupçon rationnel me traversa l'esprit.
'On dirait que… ils sont en train de m'éviter ?'
La route qui se dégageait prenait tout son sens.
Les Ascanien, une famille de mages, n'ont aucune raison de prendre une calèche. Ils peuvent simplement utiliser la magie de téléportation.
Alors qui d'autre pourrait se trouver là-dedans ?
Moi, évidemment.
« … Hahahaha ! »
Une fois que j'eus tout compris, j'éclatai de rire.
Je ne riais pas parce que je le prenais mal, mais parce que c'était tellement absurde.
'Ils vont jusque-là ?'
C'est un peu fort. Je ne vais quand même pas descendre tout à coup de la calèche et faire sauter cette route pour célébrer un rituel de résurrection : est-ce vraiment nécessaire d'aller jusque-là ?
'…'
À y réfléchir comme ça, de leur point de vue, ça semble assez plausible.
Je chassai vite cette pensée et gardai mon sang-froid.
Quoi qu'il en soit, je savais déjà que Luca était devenu la cible de l'évitement du pays tout entier, mais vivre cette description en vrai, hors de la maison, n'avait rien à voir avec ce que j'avais vécu avec quelques domestiques.
'C'est excitant.'
Quand j'aurai fait descendre mon hyung à ma place actuelle tout en m'élevant plus haut que là où il se trouve aujourd'hui, comment ces gens réagiront-ils ?
Et comment mon hyung réagira-t-il à ce renversement complet de situation ?
Je fermai la fenêtre et ouvris le livre.
'Hmm.'
J'ai maintenant appris par cœur toutes les formules magiques qui y sont écrites et toutes les informations complémentaires sur la puissance divine.
Comme je suis justement arrivé tôt à destination alors que je n'avais rien d'autre à faire, je n'ai pas grand-chose à reprocher à ces gens.
Ding… !
[Vous prenez le coup de main ? Continuez comme ça !
« Suggestion : la vie ne dépend que de vous ! Trouvez ce que vous devez faire. » 2/3 accompli !]
Une nouvelle notification venait d'apparaître.
Je n'en fus pas surpris : je m'attendais plus ou moins à réussir depuis que j'étais arrivé à la bibliothèque et que j'avais reçu la récompense spéciale.
Ce qui méritait l'attention, c'était plutôt le moment où elle était apparue.
'Elle est apparue juste après que j'ai fini d'apprendre le contenu de ce livre.'
Ça ne voudrait pas dire qu'il y a eu des changements au-delà du trait reçu en récompense ?
'Fenêtre de statut.'
[Lucas Rene Ascanien
Titre : Le plus grand imbécile de l'Empire
Endurance : -5
Force mentale : -10
Puissance magique : ?
Compétences : +0,002 (+0,002)
Réputation : -10
Chance : -9,998 (+0,002)
Traits : Dawn777, Puissance divine]
Mes compétences avaient bien augmenté, même si c'était infime.
Si infime que c'en était surprenant.
'… Bon, je m'y attendais.'
Vu que les scores de force mentale et de réputation semblent assez cohérents, chaque catégorie doit avoir un maximum de 10 points… Je ne peux pas espérer gagner 1 point gratuitement juste en lisant un livre.
Je l'acceptai vite et fis disparaître la fenêtre.
Ce qui était plus surprenant, c'est que ma chance avait augmenté. Apparemment, des interactions entre catégories étaient possibles.
« Nous sommes arrivés. »
Le cocher ouvrit la portière.
Au loin se dressait un bâtiment qui avait tout d'une école, et des élèves en uniforme se promenaient sur la place.
Je pris mon sac, descendis de la calèche et observai les boutiques alentour.
'Maintenant, j'ai quelque chose à faire.'
C'est un peu soudain, mais avec ça, je devrais pouvoir accomplir le dernier point de cette « suggestion ».
Il faut que je me fasse couper les cheveux.
Je levai la main et la passai dans mes cheveux.
Mes cheveux, plaqués en arrière à la cire, retombèrent en mèches qui me couvrirent les yeux et les oreilles. À cette longueur, je ne pouvais même pas deviner depuis combien de temps ils n'avaient pas été coupés.
À moins que père ne me convoque, même les domestiques à mon service n'entraient pas en contact avec moi… la dernière coupe remontait donc sans doute à avant la rentrée, quand j'avais vu père.
'Plus les domestiques m'évitent, plus il faudrait que je parle clairement, franchement…'
Peu importe.
Luca n'avait pas eu d'autre choix que de grandir ainsi ; qu'y pouvais-je ?
De toute façon, moi aussi, je suis sorti parce que le temps était écoulé pendant que j'étais à la bibliothèque, alors au bout du compte, je n'ai rien à dire.
Mais si je continue à me promener comme ça, je ne pourrai rassembler ni camarades ni quoi que ce soit, alors il faut que je soigne mon apparence pour avoir l'air normal.
'Le problème, c'est que je ne sais pas où aller me faire tailler la crinière.'
Je restai immobile et regardai autour de moi.
Les gens qui remplissaient la place jusqu'à ce que la calèche de la famille apparaisse s'étaient mis à jeter des regards nerveux autour d'eux et à s'éclipser ; ils étaient désormais nettement moins nombreux, trois ou quatre tout au plus.
Parmi eux, un élève en uniforme me repéra, hésita un instant, puis changea vivement de direction et disparut dans une ruelle.
'Hmm.'
Comme toujours, ce n'est pas particulièrement agaçant.
Ça ne me vexe pas non plus.
C'est Luca qu'ils évitent, pas moi, non ?
Quand même… pour une fois, là, maintenant, ça m'agace un peu. Disons que c'est le cas cette fois-ci.
J'allongeai le pas et entrai dans la ruelle. Puis j'attrapai l'épaule de l'élève en uniforme.
« Excuse-moi. »
« Aaah ! »
Le propriétaire de l'épaule sursauta, puis tourna lentement la tête. À sa réaction, il semblait déjà savoir qui l'avait attrapé.
Je détendis mon visage autant que possible et souris doucement.
L'autre resta planté là, bouche bée, comme s'il ne pouvait pas croire à la situation, puis répondit d'une toute petite voix :
« Pour… pourquoi… ? »
« J'aimerais te demander quelque chose. »
