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Behemoth’s PetChapitre 10 · 10/12

Chapitre 10

Chapitre 9 - L'elfe angélique aux melons généreux

29 octobre 2026 ~5 min · 904 mots

La Cité du Labyrinthe.

Tel était le nom d'une ville ceinte de hauts remparts.

Des maisons de brique et de pierre s'alignaient le long des rues.

Un canal serpentait à chaque détour de la ville, sillonné sans cesse par des gondoles. Les gondoliers ne manquaient pas : il y avait toujours quelqu'un pour vous emmener où vous vouliez.

Mais le principal attrait de la ville n'était ni un coin romantique ni un site touristique splendide.

Qu'était-ce donc ?

Cette ville, fidèle à son nom, abritait un donjon. Les hauts remparts ne servaient pas seulement à la défendre contre l'extérieur : si jamais les monstres du donjon venaient à déborder, ils deviendraient une prison.

À bien y regarder, cette ville était sacrément dangereuse, et pourtant c'était presque une métropole. Après tout, c'était dans son donjon qu'on trouvait les plantes médicinales, les minerais et les matériaux de monstres nécessaires ou utiles à la vie quotidienne. Aventuriers et marchands venaient du monde entier pour se les procurer ou en faire commerce.

Notre histoire se poursuit dans un coin tranquille de cette ville.

Dans une chambre d'auberge éclairée par la lune, un petit monstre ouvrit les yeux.

'C'est si... chaud... Et cette sensation...'

Le béhémoth qui venait de se réveiller s'interrogeait sur la chaleur qui l'enveloppait. En regardant autour de lui, il comprit qu'il dormait dans un lit.

'Qu'est-ce qui s'est passé ? Je devrais être mort...'

Était-ce l'au-delà ? Ou peut-être un rêve ?

'Ce serait bien, si c'était un rêve. Cette chaleur est merveilleuse... et ce parfum est agréable... Je me demande ce que c'est.'

Il était emmitouflé dans une couette confortable, et un parfum très apaisant flottait dans la pièce.

'Hm... On dirait que c'est bien l'au-delà, finalement. Alors je peux sûrement dormir encore un peu.'

Le béhémoth s'apprêtait à replonger au pays des rêves quand quelque chose interrompit sa descente.

« Ah... Dieu merci ! Tu t'es enfin réveillé ! »

Il entendit une voix, claire comme une clochette.

Ce doux son résonna aux oreilles du béhémoth.

'Qui... ?!'

Il se redressa d'un bond, parfaitement réveillé.

'Quoi, un ange... ?'

Ah, c'est vrai. C'était l'au-delà, alors forcément, il y avait des anges... mais non.

Assise sur une chaise devant lui se trouvait une jeune femme si belle qu'on aurait facilement pu la prendre pour un ange. Elle avait de longs cheveux d'un blond platine. Ses yeux étaient d'un bleu glacé, mais doux et accueillants. Cette beauté ne portait qu'un déshabillé blanc sur sa peau de porcelaine...

Une certaine partie de son corps tressautait de haut en bas.

Ses oreilles. C'étaient ses oreilles.

Longues et légèrement pointues, elles frémissaient de temps à autre.

C'était apparemment une elfe.

« Tu es surpris ? Je n'aurais jamais cru tomber sur un chaton aussi gravement blessé que toi pendant une quête. Tu t'es perdu et tu as atterri dans le labyrinthe ? »

Elle s'adressait au béhémoth de sa voix cristalline, mais il restait pétrifié. Puis elle le prit dans ses bras...

Moelleux !

Il était passé d'un cocon de couvertures à un cocon de poitrine.

'Ils... Ils sont énormes ! Mais c'est quoi, ces trucs ?! Des pom... non, des pamplemou... non, des melons !'

Oui, les deux sommets de cette elfe n'étaient pas des collines, mais des montagnes.

Même d'un simple coup d'œil, il voyait bien qu'aucun bonnet ne pourrait contenir pareils trésors. Autant essayer de faire tenir un désert dans une litière pour chat. Et si vraiment il fallait parler bonnet, ce n'était plus un bonnet, c'était... la Coupe du monde !

« Fufu... On dirait que tu n'as rien contre les câlins. Voyons... quel joli nom pourrais-je bien te donner ? »

Regardant le béhémoth blotti au creux de ses bras, l'elfe sourit en lui caressant la tête.

'Haa... Je ne m'en lasse pas. C'est si doux, et ça sent si bon... Ah, je vois, c'est donc son lit...'

C'était le paradis.

Et au beau milieu des caresses, le béhémoth eut soudain une illumination.

C'était là sa raison de vivre : il s'était réincarné pour protéger cette jeune femme.

En s'examinant rapidement, le béhémoth découvrit que les blessures infligées par le dragon de terre avaient guéri.

La jeune femme avait peut-être utilisé une potion de soin sur lui. Raison de plus.

'Les bruits de pas dans le labyrinthe, c'étaient sûrement les siens. Elle a dû me prendre pour un chaton.'

Les informations sur les béhémoths nourrissons étaient aussi rares que les béhémoths nourrissons eux-mêmes. L'elfe n'en avait sans doute aucune idée.

« Fufu, cette petite frimousse ensommeillée... Tu veux encore faire dodo avec grande sœur ? »

L'elfe se leva et retourna vers le lit, le béhémoth bien serré contre sa poitrine.

'Dormir... ensemble ?!'

Un frisson lui parcourut l'échine.

Cette jeune femme était une beauté. Même dans sa vie précédente, il n'en avait jamais vu d'aussi éblouissante. Et cette femme incroyable le serrait contre sa poitrine. Et elle comptait dormir avec lui.

« Hmhm... »

Une fois installée sous les couvertures, l'elfe changea de prise pour mieux serrer le béhémoth dans sa nouvelle position.

Boing, boing, ballotte, boing.

Le béhémoth était prisonnier de la félicité, tout son être dorloté par ces oreillers démesurés.

'C'est ça, le paradis ?'

Il avait beau être un chevalier à l'intérieur, son corps restait celui d'un petit.

Pris pour de bon dans l'étreinte maternelle de l'elfe et bercé par son parfum apaisant, le béhémoth ferma doucement les yeux.

Fin du chapitre 10
Fiche de l'œuvre

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