Tous les regards de la salle à manger des enseignants convergèrent vers un même point.
Un homme qui avançait d'un pas lourd, la bedaine tressautant à chaque enjambée.
C'était le professeur Elcanto.
« Qu'avez-vous fait à un élève, vous, un simple chargé de cours ! »
« Je ne vois pas de quoi vous parlez, professeur Elcanto Paredes. »
Ziel restait impassible.
« Vous ne voyez pas ? Hein ? Vous ne vous souvenez pas de ce que vous avez fait à l'élève Delev Kundel en cours aujourd'hui ? Hein ? »
« Je n'ai rien fait d'autre qu'enseigner les arts d'autodéfense. »
« Ça... Argh ! C'est bien ça, le problème ! Pourquoi avoir fait ça à un élève ! Et à un enfant de la famille Kundel, par-dessus le marché ! »
« Cela pose-t-il un problème ? »
« Évidemment que ça pose un problème ! Comment pourrait-il en être autrement ! Vous avez projeté au sol un enfant de la famille Kundel ! Vous allez en assumer la responsabilité ? Hein ? Vous allez l'assumer ! »
Ziel lui retourna la question avec une expression qui ne comprenait absolument rien.
« Je donnais un cours. De quoi devrais-je assumer la responsabilité ? »
« Argh ! »
Le professeur Elcanto explosa de colère.
Son assistant d'enseignement tenta précipitamment de le retenir.
« P-professeur. Si les installations sont endommagées ici, notre budget va... »
La mention du budget le ramena à la raison.
Ce n'est qu'alors qu'il remarqua les regards autour de lui.
'Oups.'
Le professeur Elcanto inspira profondément et colla son visage tout près de celui de Ziel.
« Maître Ziel Steelheart. Si la famille Kundel coupe ses dons à notre École de l'Épée ou nous tient pour responsables de cet incident ! Vous avez intérêt à vous y préparer ! »
Le professeur Elcanto s'éloigna à grands pas, fulminant.
Et Ziel avait toujours l'air de ne pas comprendre ce qu'il avait fait de mal.
« Maître, on dirait que vous êtes dans de beaux draps ? »
« De beaux draps ? »
« Oui. On dirait que ce qui s'est passé en cours s'est ébruité ? »
« Vous voulez dire le fait d'avoir appliqué le manuel ? »
« ... Appliqué le manuel ? »
« J'ai donné mon cours conformément au manuel, je devrais donc être félicité. C'est étrange. »
Celia en resta interdite.
Ce n'était plus de la droiture... y avait-il une sorte de conviction derrière tout ça ?
« Ça... c'était conforme au manuel ? »
« Je leur ai fourni une expérience pratique appropriée pour leur en faire reconnaître la nécessité, je considère donc que c'était conforme au manuel. »
« ... »
Si n'importe quel autre enseignant lui avait dit ça, elle l'aurait pris pour un fou.
Mais pourquoi...
Pourquoi, quand c'était ce professeur qui le disait, avait-elle étrangement envie d'acquiescer ?
'Je devrais peut-être l'observer encore un peu ?'
Celia rangea discrètement la proposition qu'elle s'apprêtait à lui faire.
À voir comment se comportait le professeur Elcanto, cet enseignant ne s'en sortirait sans doute pas indemne.
'Il acceptera plus facilement s'il se fait renvoyer.'
Proposer de devenir son garde du corps serait bien plus approprié une fois qu'il aurait été congédié.
« Au fait, ne disiez-vous pas avoir affaire à moi, élève Celia Rihart ? »
« Ah. Euh... en fait, j'ai oublié. »
« Vous manquez de mémoire ? »
« Pardon ? »
« Veillez à manger beaucoup de saumon et de noix. C'est bon pour la mémoire. C'est ce que disent les livres. »
« ... »
« Ah. Et aussi. »
Ziel ajouta, comme s'il venait de se souvenir de quelque chose.
« Un blâme. »
« Pardon ? »
« C'est écrit dans le règlement de l'école. L'accès à la salle à manger des enseignants est interdit sans raison particulière. »
« Waouh... »
Celia regarda Ziel s'éloigner d'un air sidéré, puis ses lèvres s'étirèrent soudain en un sourire.
« J'aime bien sa droiture. »
Pendant ce temps.
« Hein ? »
Celia assista à une scène étrange.
Ziel, qu'elle croyait parti, revint avec un autre plateau-repas et se rassit.
« Vous n'êtes pas encore partie, élève Celia Rihart ? »
***
Le lendemain.
Bureau du professeur Elcanto.
Le professeur Elcanto savourait son thé en lisant le journal.
« Hum. Parfait. »
Il avait mangé beaucoup trop d'en-cas la veille au soir, sous l'effet du stress de la journée.
Aussi comptait-il tenir jusqu'au déjeuner avec seulement quelques tasses de thé.
[Arrestation de 4 membres restants du groupe d'assassins « Ciel Noir »... 3 se sont suicidés]
[« Chef exécuté » : il ne reste plus que « Spectre » au Ciel Noir !]
[Le commandant des chevaliers, sire Sores : « L'extermination totale n'est plus très loin »]
« Bon sang, est-ce qu'ils arriveront seulement à attraper ce salopard de Spectre ? »
La plus grande affaire de l'Empire de Valdrain ces derniers temps.
L'éradication du groupe d'assassins Ciel Noir.
Leur chef avait été capturé et exécuté en l'espace d'une journée, et l'on traquait désormais les membres restants.
Mais une seule personne.
L'assassin qui avait bâti la réputation du Ciel Noir.
Seul « Spectre » n'avait pas été pris.
Le professeur Elcanto claqua la langue en lisant le journal et but une autre gorgée de thé.
« Où diable peut-il bien se cacher... Je ne sais même pas s'ils arriveront à l'attraper. »
Beaucoup de choses changeaient depuis l'accession au trône de Valdrain X.
Le renforcement de l'autorité impériale.
La stabilisation des conditions de vie du peuple.
Et même l'éradication des groupes d'assassins.
L'empereur actuel semblait s'y être préparé avec le plus grand soin, bien avant son avènement.
« C'est ça, ce genre de salopards doit disparaître. »
Comment dormir sur ses deux oreilles quand on risquait d'avoir des affaires louches avec quelqu'un ou de se faire des ennemis ?
Issu d'une famille noble, il n'aimait pas particulièrement la famille impériale, mais sur ce point précis, il n'avait rien à redire.
Toc toc.
En entendant frapper, le professeur Elcanto répondit sans même lever les yeux.
« Entrez. »
« Professeur Elcanto, bonjour. »
C'était son assistant d'enseignement.
À peine arrivé, il déposa le courrier dans le bureau du professeur Elcanto, épousseta, puis astiqua les vitres qu'on avait remplacées dans la nuit.
Il avait l'air, on ne sait trop pourquoi, de pleurer tristement.
« Ah, au fait. Assistant. »
« Oui, professeur Elcanto. »
« Ce machin-là, ce salopard de Ziel, il s'est excusé ? »
« Euh... je n'en ai pas entendu parler. »
Sursaut.
« Il ne s'est toujours pas excusé ? »
'Pourtant, on a remplacé les vitres hier.'
« Ce foutu salopard, vraiment... »
Mais l'assistant n'avait pas abordé le sujet sans avoir de solution.
« L'élève Delev ne semble pas non plus avoir encore prévenu sa famille. »
« Hein ? »
Ses mains tremblantes s'arrêtèrent un peu.
« Il ne leur a toujours rien dit ? »
« Non. »
Il était d'ailleurs passé lui rendre visite la veille, mais avait dû rebrousser chemin après que le chevalier garde du corps de Delev lui eut ordonné de partir.
Le jeune maître était, disait-il, au repos absolu.
« ... Qu'est-ce qui se passe ? »
« Je n'en sais rien non plus... »
Le professeur Elcanto réfléchit un instant, puis frappa dans ses mains.
« C'est ça ! »
« Pardon ? »
« Ce salopard aurait-il... des appuis ? »
L'assistant poussa un profond soupir intérieur.
'S'il avait des appuis, pourquoi aurait-il postulé comme chargé de cours de culture générale ?'
Personne ne voulait du poste de chargé de cours de culture générale.
Un poste réservé aux nobles.
Un salaire misérable et un statut de contractuel.
Malgré l'honneur d'appartenir à l'Académie Edelwein, ils étaient méprisés par les professeurs et ignorés par les élèves.
'Ils devraient mieux traiter les chargés de cours de culture générale...'
Les professeurs ne le feraient jamais.
Parce que ce vide était comblé par des assistants d'enseignement qui ne valaient guère mieux que des esclaves.
Autrement dit, c'était à cause de cela que le niveau des élèves de l'École de l'Épée ne cessait de baisser, et la rumeur disait que leur niveau chutait d'année en année.
« C'est ça, il a forcément des appuis ! Sinon, il ne se comporterait pas comme ça. »
« Vraiment ? »
« Assistant, quand tu auras un moment, demande-lui l'air de rien. De quel côté il vient. Qui sait ? La famille qui le soutient est peut-être formidable ? »
Steelheart.
Un nom de famille dont il n'avait jamais entendu parler de toute sa vie.
Peut-être qu'en fouillant les livres d'histoire de l'Empire, on trouverait ce nom écrit quelque part.
« Bien, je lui demanderai. »
« Ah vraiment, ce type, il serait vraiment quelqu'un de formidable ? »
L'assistant songea :
'C'est justement pour ça que je me demande pourquoi quelqu'un comme ça serait chargé de cours de culture générale. Et à l'École de l'Épée, en plus.'
Comme s'il avait des appuis.
S'il en avait, il serait allé à l'École des Arcanes, pas à l'École de l'Épée.
***
Ziel termina tranquillement la préparation de son cours et ferma la porte de sa chambre au dortoir.
Il n'oublia pas non plus d'installer plusieurs dispositifs de détection d'intrus.
Il avait retrouvé la conscience de lui-même, mais ses vieilles habitudes n'avaient pas disparu.
« Pas mal. »
Des toiles d'araignée partout.
De l'humidité partout.
De la moisissure partout.
Et même des insectes partout.
Des meubles et des murs au-delà de la vétusté, en train de pourrir.
Le dortoir des enseignants, abandonné depuis plusieurs années, avait enfin un occupant.
« Ce, ce monsieur, il a vraiment... il a vraiment emménagé là-dedans... »
Juste à côté.
Un garde du dortoir des élèves, luxueux et somptueux, claqua la langue en regardant Ziel sortir du bâtiment.
Quel membre du personnel de l'Académie Edelwein serait assez fou pour emménager dans un endroit pareil ?
À la rigueur, un élève de l'académie sans argent, sans relations et sans nulle part où loger !
« Mon Dieu, comment a-t-il bien pu dormir là-dedans ? Il n'a pas vu de fantômes ? »
Mais pour Ziel, c'était un excellent dortoir.
Lorsqu'il partait en mission d'infiltration.
Il lui était arrivé de se cacher plusieurs jours dans une porcherie, en retenant son souffle pour ne pas se faire remarquer.
Ne pas bouger pendant un mois dans un faux plafond grouillant d'insectes et de rats, c'était la base.
Et ce n'était pas tout.
Séjourner dans des fosses à eaux usées lui était arrivé bien trop souvent.
'Voilà donc ce qu'on ressent quand on a son propre espace.'
Il se sentait très bien.
Du temps où il était conditionné et travaillait comme assassin.
L'espace accordé à Ziel était une chambre exiguë où tenait tout juste un lit.
Comme il n'avait aucune conscience de lui-même, il n'avait aucun désir à poursuivre, et on ne lui fournissait qu'un endroit où dormir après l'entraînement.
À présent, on lui avait donné une chambre où il restait de la place même après y avoir mis un lit, un bureau et même un casier.
Cependant, il ne parvenait toujours pas à se défaire facilement de ses habitudes.
Les fenêtres.
Le plafond.
Le sol.
Et l'entrée.
Ziel acheva de poser des pièges à tous les endroits par où l'on pouvait s'introduire ou se dissimuler.
C'était ce qu'il faisait toujours dans les planques pendant ses missions.
Il y avait aussi le fait qu'il était encore trop tôt pour se sentir en sécurité.
Mais il y avait également le fait que, curieusement, cela l'apaisait.
Sling.
Ziel dégaina sa dague et la glissa sous la couverture.
Pour pouvoir contre-attaquer à tout moment.
Enfin, il ajusta l'angle du miroir pour qu'il reflète la fenêtre.
« Ça devrait aller, maintenant ? »
Sur ces mots, Ziel s'adossa au mur au lieu de s'allonger sur le lit.
Il n'avait jamais dormi allongé une seule fois.
Du moins pas pendant ses missions.
Ziel s'endormit dès qu'il ferma les yeux, puis les rouvrit vingt minutes plus tard.
Il s'assit aussitôt au bureau et y étala quelque chose.
Des cartes.
Ziel posa son sac à côté.
Puis il appuya sur le mécanisme de fermeture du sac et le tourna à intervalles réguliers pour l'ouvrir.
Clac, clac, clac.
Ce qu'il sortit du sac et posa sur le bureau, c'étaient des fioles.
Ziel les déboucha et commença à verser leur contenu goutte à goutte sur les cartes qu'il avait étalées.
« Cette quantité devrait suffire. »
Ziel rangea les fioles dans le sac, comme s'il avait enfin terminé sa tâche.
Les cartes ne présentaient aucun changement visible.
De simples cartes vierges.
Ziel réfléchit un instant et se remémora la façon dont il recevait ses ordres de mission.
Des ordres de mission qu'on lui remettait après y avoir apposé un tampon avec un bruit sourd.
Il se souvenait qu'il y avait sans doute une sorte de procédé magique sur ce tampon, mais cela ne semblait pas nécessaire.
« Hmm. »
Ziel réfléchit un instant, puis sortit brièvement et trouva une pierre lisse.
Ensuite, il sortit un tout petit couteau...
Grat, grat. Tac, tac.
Il en grava la surface pour y façonner ce qui ressemblait à un visage souriant.
C'était un travail d'une grande précision.
Grat, grat.
Une dextérité naturelle.
Des gestes affûtés par l'entraînement d'assassin.
Ce fut achevé en un instant.
Ziel aplanit enfin la surface, puis sortit de l'encre de son sac et l'y appliqua.
« Ça devrait faire l'affaire. »
Poc.
Un visage souriant tamponné sur une carte vierge.
Non seulement parfaitement symétrique, mais aussi parfaitement rond.
Ainsi, la « Carte de félicitations » était prête.
'Je me demande si les élèves l'aimeront.'
Un produit élaboré selon une formule surtout utilisée par les assassins.
Il l'avait vaporisé sur la carte pour y ajouter quelque chose de spécial.
Cette carte était en réalité, elle aussi, un objet particulier.
C'était une version en forme de carte d'un objet que Ziel avait fabriqué et utilisé lui-même à l'époque où il était assassin.
Elle disparaissait dès son utilisation, sans laisser de trace, et elle était très pratique.
Son but était simple.
Protéger les élèves.
Les élèves en découvriraient d'eux-mêmes l'usage.
« Le cours d'aujourd'hui, c'est... l'entraînement physique. »
Ziel rangea les cartes, vérifia l'emploi du temps, puis se remémora le manuel qu'il avait étudié à l'avance la veille.
La force physique, c'est la force de la nation !
C'était ce qui était écrit à la toute première page du manuel.
'Sans force physique, on ne peut rien faire.'
Ziel était profondément d'accord.
Après tout, le tout premier entraînement que recevaient les assassins était l'entraînement physique.
Il fallait de l'endurance pour garder un mental solide pendant de longues périodes d'infiltration et pour saisir l'occasion d'un assassinat qui ne durait qu'un instant.
Sans endurance, la plupart des techniques d'assassin ne pouvaient pas être exécutées plus de quelques fois.
« Ce sera un bon moment pour les élèves. »
Ziel quitta le dortoir et se dirigea vers le bâtiment des cours de l'École de l'Épée.
« Le pavillon Elbat. »
Elbat Ansen.
Un homme qui avait été professeur à l'École de l'Épée à la fondation de l'Académie Edelwein et qu'on surnommait le Chevalier gardien de l'Empire de Valdrain.
Il était aussi le premier à avoir reçu le titre de « chevalier impérial ».
Bien qu'il eût vécu il y a plus de deux cents ans, chaque fois que les habitants de Valdrain citaient de « grands personnages », il figurait toujours parmi les cinq premiers.
Grâce à cela, bien que ce fût le plus ancien des bâtiments de cours de l'École de l'Épée, l'intérieur était très soigné.
« Pas mal. »
Dans ses souvenirs du temps du groupe d'assassins, il n'y avait que des bâtiments lugubres et sombres.
Des endroits dont on ne pouvait même pas deviner où se trouvaient les sorties, sans fenêtres, où l'on perdait toute notion du temps.
« C'est qui, celui-là ? Un nouvel élève ? »
« Je n'ai pas entendu parler d'un nouvel élève comme ça... »
La promenade tranquille de Ziel dans le pavillon Elbat attirait pas mal l'attention.
Non seulement son apparence, mais l'aura qui émanait de son allure et de sa démarche, ajoutée à son expression indifférente, créait une gravité insaisissable.
Ce n'était cependant pas le genre de pesanteur qui interdisait toute approche, comme chez certains professeurs.
« Oh, j'en ai entendu parler. Ce ne serait pas le nouveau professeur de culture générale ? »
« Ah ! Celui qui... n'a-t-il pas fait des histoires dès son premier cours de culture générale ? »
« J'ai entendu dire qu'un nouvel élève s'était montré insolent ? »
« Mais ce nouvel élève vient de la famille Kundel. »
« Ah. »
« Un vrai chargé de cours de culture générale à notre École de l'Épée ? »
Ziel entendait toutes les conversations qui le concernaient.
Il ne pouvait pas faire autrement que de les entendre.
Mais cela ne le dérangeait pas particulièrement.
Il ne se préoccupait plutôt que d'un seul regard perçant qui l'observait.
'Ça fait environ cinq minutes, depuis dehors.'
Il avait d'abord cru à un simple coup d'œil, mais vu la façon dont il le suivait sans relâche, cela ressemblait plutôt à une surveillance.
Son instinct d'assassin s'éveilla.
'Je devrais l'attirer dehors.'
Quand on était filé, il y avait deux façons de réagir.
Le semer naturellement.
Ou l'éliminer.
Mais ici, c'était une école.
Le semer naturellement ou l'éliminer n'était pas chose facile pour le moment.
Il semblait donc qu'il allait devoir recourir à une troisième méthode.
Ziel glissa la main dans sa veste et en sortit quelque chose.
Après avoir passé un tournant du couloir, il vérifia qu'il n'y avait personne devant lui.
Clic.
Ziel installa aussitôt sur le sol ce qu'il avait sorti de sa veste.
Après qu'il y eut saupoudré une poudre scintillante, l'objet disparut complètement, et le couloir redevint vide.
Un instant plus tard.
« Hein ? »
La personne qui filait Ziel apparut.
« C-c'était bloqué, avant ? »
Avec une expression très décontenancée.
Quant à Ziel.
'C'est à la mode, dans cette école, que les élèves filent les professeurs ?'
Il regardait un visage qui lui était assez familier.
De ce côté-ci, au-delà du mur transparent.
Un piège que seuls les assassins du Ciel Noir avaient utilisé.
Autrement dit, un dispositif qui montrait un faux décor très élaboré.
