Tout le monde a un nom.
« L'acteur aux dix millions d'entrées que tout le monde adore, vous voyez ? Celui dont le nom seul fait battre nos cœurs. »
« Ah ! Je crois que je vois déjà de qui vous parlez. »
Certains trouvent que leur nom ne suffit pas et vivent avec des titres étincelants accolés au leur. Vous voyez le genre.
Le premier amour de tout un pays, l'éternelle star, la légende vivante.
« Hé ! C'est pas le film où Yeoreum a joué en figurante, aussi ? »
Mais, malheureusement, mon nom est toujours accompagné de titres pathétiques.
« Yeoreum va bientôt devenir une star ! C'était quoi, ton rôle ? »
À savoir.
« … Femme qui hurle n°1. »
C'est ça. Des broutilles du genre Passante n°1, Badaude n°1, Élève n°1. Voilà les titres qui s'attachent à mon nom.
« Pff ! Bon, Yeoreum a toujours été une remplaçante de dernière minute. »
Le sujet changea vite. De Han Yeoreum, figurante inconnue, à Myeong Jeha, l'acteur aux trois films à dix millions d'entrées.
Justement, il venait d'apparaître sur la télévision nichée dans un coin, près du plafond.
« Il était dans la même école que nous, alors comment il a fait pour réussir à ce point ? »
« On avait la même école, pas la même tête. »
Les regards des clients éméchés de la pocha se braquèrent aussitôt sur Myeong Jeha.
Et chacun y alla de son petit commentaire.
« Il sort quand, déjà, le film de Myeong Jeha ? Je veux absolument aller le voir. »
« C'est pas un film, c'est une série en saisons. Sur Netholics ! Netholics ! »
« Laisse les amuse-gueules. Regarder Myeong Jeha, c'est ça, l'amuse-gueule. »
L'apparence éclatante qui remplissait l'écran de télévision semblait vraiment celle de quelqu'un né pour être une célébrité.
Yeoreum connaissait bien cet homme, elle aussi.
« Yeoreum, tu arrêtes l'école ? »
« … Ouais. »
À vrai dire, plutôt que de bien le connaître, c'était juste…
« Pourquoi ? »
« Pour rien de spécial. »
« Mais tu es douée, pourtant. Pour jouer. »
Quelqu'un qui devient inoubliable le temps d'une scène de la vie, un instant bref mais intense.
En regardant un moment le visage de Myeong Jeha, j'eus l'impression de revenir à ce jour où j'avais déposé mon formulaire d'abandon.
L'animation se porta ensuite sur l'acteur assis à côté de Myeong Jeha. Ici, tout le monde connaissait le nom des gens à l'écran.
« C'est Ji Haebeom ! »
« Avec Ji Haebeom aussi au casting, Netholics va sûrement décrocher la première place sans forcer. »
« C'est clair. Son dernier truc a fait un carton. »
Après Myeong Jeha, Ji Haebeom. Les deux têtes d'affiche du film dans lequel j'étais apparue en tant que « Femme qui hurle n°1 ».
De vrais acteurs, avec un nom, eux. Pas comme moi.
Bientôt, le micro du journaliste passa à une autre actrice. Enfin, c'était au tour du premier rôle féminin.
« Waouh, même Do Gyeoul ! »
Je détournai délibérément la tête. Je ne voulais pas voir Do Gyeoul à l'écran.
Mais j'eus beau détourner les yeux, je croisai de nouveau son regard.
[La fraîcheur de l'hiver, telle quelle. Première Rosée]
Maintenant que j'y pensais, Do Gyeoul était aussi l'égérie de ce soju.
'… J'aurais dû commander autre chose.'
Sur l'affiche collée au mur, le visage de Do Gyeoul s'étalait, net, souriant, une bouteille de soju à la main.
« Oui. Ce projet… a vraiment compté pour moi. »
C'est à ce moment-là que ça se produisit. Quelqu'un coupa l'interview de Do Gyeoul en criant à pleine voix.
« Quand on y pense, le monde est vraiment injuste. Yeoreum aurait pu être à la place de Do Gyeoul ! »
À ces mots, même les clients éméchés des autres tables tournèrent leur attention vers nous. Prise de court, j'agitai la main pour nier.
« Qu'est-ce que tu racontes comme bêtises. Franchement… »
« Quoi ? C'est vrai, non ? Le premier rôle de Do Gyeoul dans cette pièce, c'était le tien, à l'origine, Yeoreum. »
Il parlait de la pièce de fin de première année.
À dire vrai, et c'est laid à avouer, j'avais plus d'une fois frappé le sol de regret en voyant Do Gyeoul réussir.
'Cette place aurait pu être la mienne…'
Si j'avais vraiment tenu ce rôle, à l'époque. Si j'avais tapé dans l'œil de ce réalisateur.
Mais le passé reste le passé.
'Plutôt que de perdre mon temps à regretter, mieux vaut enchaîner les petits boulots en logistique.'
Parce que ressasser, c'est juste du temps perdu.
« Hein ? Hé, Gu Jinchul, si seulement tu n'avais pas cassé la jambe de Yeoreum ! »
« Qu-quoi, qu'est-ce que j'ai fait, moi ? »
« Si t'avais fait gaffe dans cet escalier, à l'époque, notre Yeoreum serait une actrice à dix millions d'entrées aujourd'hui, espèce d'enfoiré. »
Le type qui m'avait poussée dans l'escalier dix ans plus tôt, me valant un plâtre à une jambe, devint livide.
« C'est vrai, ça~ Hé ! Gu Jinchul, sale type. »
« Même si Yeoreum balance un post sur la personnalité de Gu Jinchul, t'aurais pas le droit de te plaindre~ ! »
Les aînés, bien imbibés d'alcool, gloussèrent.
« Yeoreum, ton aînée va te trouver un bon titre putaclic. La triste vie de remplaçante de Han Yeoreum a commencé avec Gu Jinchul… »
« Essaie un peu d'écrire ce post, pour voir ! »
Gu Jinchul me foudroya du regard.
Quand nos yeux se croisèrent, il fronça les sourcils comme s'il était la victime.
« Franchement, arrêtez. Ressortir un truc d'il y a dix ans maintenant… »
J'allais me lever. Voilà pourquoi je n'avais pas voulu venir à cette soirée.
« Bah, ça fait dix ans et elle fait toujours de la figuration. Qu'est-ce qu'elle a fait pendant tout ce temps ? C'est juste son niveau, voilà tout. »
J'essayai d'ignorer ces murmures.
Ils ne pouvaient pas savoir avec quel acharnement je travaillais pour décrocher ne serait-ce que de petits rôles.
'Je suis venue parce qu'on m'avait dit qu'un rôle pourrait se libérer…'
Tout le monde en était encore à tuer le temps, sans but, dans la nostalgie de ses vingt ans.
'Pas la peine de rester. Rentrons.'
Clac.
Au moment précis où je me levais, la porte du bar s'ouvrit.
La personne qui entra dans la pocha était quelqu'un que personne n'attendait.
« Do… Gyeoul ? »
Do Gyeoul, qui était encore à l'écran quelques instants plus tôt, venait d'apparaître.
Des cris, ou presque, fusèrent de partout. L'effet de l'alcool se dissipa d'un coup.
« Bonsoir, les aînés. »
« Hé ! Gyeoul ! T'es vraiment venue ! »
« Quoi, quoi ? Qu'est-ce que Do Gyeoul fait ici ? »
L'air changea instantanément. Tous ceux qui se trouvaient là semblaient avoir été placés pour cette seule scène.
'Tout le monde devient figurant, et il n'y a qu'un seul premier rôle.'
Le premier rôle, évidemment, c'était celle qui, parmi tous ces gens, ne fixait que moi et me détaillait lentement de la tête aux pieds : Do Gyeoul.
« Je suis juste passée parce que Yeoreum était là. Yeoreum, tu es venue tourner dans notre film ? Pourquoi tu ne m'as rien dit ? Ça me vexe. On était dans la même promo, quand même. »
Je fusillai du regard Hyeong Changwook, assis en face de moi.
'Espèce de grande gueule. J'espérais que Do Gyeoul ne l'apprendrait jamais.'
Il fallait vraiment que tu le dises ? Et tu te prétends mon aîné ?
« Oh là là, c'était un secret ? »
« Non, ce n'est pas vraiment un secret… »
Gêné, Hyeong Changwook eut un sourire maladroit et fuit mon regard.
Je me retrouvais, sans m'y attendre, face à la personne que je voulais le moins croiser.
Alors que j'hésitais, trop troublée pour partir, Do Gyeoul, qui m'observait en silence, sourit largement, sortit une carte de son sac et l'agita.
« Si Yeoreum ne s'en va pas, c'est moi qui paie cette tournée ! »
Clic.
À ces mots, des entraves se refermèrent sur mes pieds. Très fermement, même. Si l'actrice qui avait le plus de succès en Corée en ce moment proposait de payer à boire à cette condition et que je m'enfuyais, je serais une traîtresse à la nation.
***
« Pfiou. »
Prétextant l'ivresse, je sortis de la pocha et soupirai. Ce soir, le vent qui me fouettait le visage était d'un froid mordant.
« Hé, hé, Han Yeoreum, toi… ! »
Gu Jinchul, le visage cramoisi, sans doute sorti fumer, m'avait repérée et s'approchait à grandes enjambées.
'… Pff, quelle plaie.'
« Tu comptes pas vraiment écrire une révélation sur la personnalité de Gu Jinchul plus tard, hein ? En disant que c'était du harcèlement scolaire. C'est inventé ! C'est de la victimisation ! »
Je n'y pensais pas, mais voilà qu'il m'en donnait envie.
'De toute façon, ce type ne sait pas jouer : ses chances de percer sont nulles.'
Même si j'écrivais une révélation, elle récolterait à peine dix votes, alors pourquoi s'inquiétait-il autant ?
« Toi et moi, on vit tous les deux une vie de figurant. Je vais pas te tirer vers le bas, alors t'en fais pas. Tâche de réussir, ou je sais pas quoi. »
J'ignorai les paroles de Gu Jinchul et lui tournai le dos. Ou plutôt, j'essayai.
« Hé ! C'est pas moi qui t'ai poussée, à l'époque ! C'était Do Gyeoul ! »
« … Quoi ? »
Sans ces mots lancés dans mon dos.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? »
Je sais que c'est absurde.
Pourtant, je ne pouvais pas faire comme si je ne les avais pas entendus.
« C'est vrai. L'ambiance faisait que tout le monde pensait que c'était moi, alors je me suis excusé, mais bordel. Si j'avais su que ça tournerait comme ça, j'aurais dû le dire à l'époque, putain ! »
« Qu'est-ce que tu me racontes comme conneries, là ? »
« À ce moment-là, il n'y avait que moi et Do Gyeoul derrière toi, et c'est Do Gyeoul qui l'a dit la première ! "Jinchul, tu aurais dû faire attention." C'est pour ça que j'ai crié que c'était pas moi, mais personne ne m'a cru ! »
Je clignai lentement des yeux.
'C'est vrai. C'est comme ça que ça s'était passé…'
Mais personne n'avait cru Gu Jinchul. Pas même moi.
'Contrairement à Do Gyeoul, qui faisait attention à tout, Gu Jinchul était soupe au lait et maladroit.'
J'avais pensé que Gu Jinchul m'avait bousculée par inadvertance avec le sac de matériel qu'il portait.
« Kyaah ! Yeoreum, qu'est-ce qu'on fait… Ça va ? Gu Jinchul, qu'est-ce que tu fabriques ! Tu aurais dû faire attention ! »
Parce que Do Gyeoul, à côté de lui, n'aurait jamais fait une chose pareille. Sa voix, inquiète pour moi, sonnait si vraie que je n'aurais jamais pu imaginer qu'elle jouait la comédie.
« Mais… ce que tu dis, c'est vraiment… »
Tous ces « et si », c'était la réalité ?
L'instant qui aurait peut-être été ma chance unique dans la vie m'avait été volé par Do Gyeoul…
« Ce n'était pas un accident ? »
Biiip.
Un bref sifflement résonna dans mes oreilles.
L'affiche de soju de Do Gyeoul que je venais de voir vacilla devant mes yeux.
Les répliques inoubliables de la pièce de première année résonnèrent à mes oreilles.
Je revis l'affiche où, contrairement à « Femme qui hurle n°1 : Han Yeoreum », le nom de Do Gyeoul s'étalait fièrement avec son rôle.
« Yeoreum, remets-toi vite… Ne t'inquiète pas pour la scène. »
Et même la voix de Do Gyeoul, qui s'était inquiétée pour moi avec tant de douceur.
Le ressentiment se lisait, épais, sur le visage de Gu Jinchul.
« C'est la vérité ! Si c'était moi, je ne me sentirais même pas lésé ! Do Gyeoul jouait la comédie, à l'époque ! Personne ne me croyait, alors j'ai fermé ma gueule, mais si je coule à cause de ça, je serais pas un peu trop pitoyable ? »
C'est vrai.
Gu Jinchul ne sait pas jouer.
'Il serait bien incapable de jouer avec autant de sincérité.'
Boum. Boum. Boum. Boum. Boum.
Mon cœur cognait violemment.
Comme une folle, je revins vers l'entrée de la pocha, presque en courant. Do Gyeoul s'apprêtait à monter dans la voiture de son manager, visiblement sur le point de partir.
« Yeoreum~. »
En m'apercevant, Do Gyeoul sourit, les yeux plissés, comme si elle était ravie de me voir.
« Tu étais encore là ? Je croyais que tu étais partie sans rien dire. »
Comme soulagée, Do Gyeoul fit signe à son manager. Celui-ci sortit de sa veste un billet de 50 000 wons tout froissé.
« Prends ça pour le taxi. Si tu m'avais prévenue, je t'aurais donné plus pour ta figuration. Je suis vraiment désolée. »
Le billet froissé et chiffonné atterrit dans ma poche vide.
« Préviens-moi, la prochaine fois~. »
J'entendis les voix enthousiastes des aînés autour de Do Gyeoul, qui souriait de toutes ses dents.
'C'est vrai. C'est tout Do Gyeoul, ça.'
Elle a l'air guindée, mais quand on la connaît, elle est loyale et prend soin des autres.
« Do Gyeoul, c'était vraiment toi ? »
Mais Do Gyeoul sait jouer.
« À l'époque, dans l'escalier, celle qui m'a poussée… c'était toi ? »
Contrairement à Gu Jinchul.
« Tu l'as fait exprès ? »
Un silence gêné s'installa autour de nous à ma question soudaine. Les aînés, qui nous regardaient tour à tour, Do Gyeoul et moi, lancèrent quelques remarques pour détendre l'atmosphère.
« Yeoreum, t'as vraiment trop bu. Tout à l'heure, on disait ça entre nous, pourquoi tu te mets dans cet état~ Tu plombes l'ambiance~. »
« C'est ça, c'est ça. Yeoreum~. Arrête et viens là ! Gyeoul nous a même trouvé un endroit pour la deuxième tournée ! Arrête de faire des histoires. »
Je repoussai les mains des aînés qui me saisissaient les épaules pour me calmer.
Mon cœur battait à tout rompre.
Do Gyeoul ne répondit rien et se contenta de me fixer intensément. Comme si elle observait quelque chose.
Un regard que j'avais déjà vu plusieurs fois.
« Je te demande si c'est vrai. »
C'était l'expression de Do Gyeoul quand elle travaillait un personnage.
Plutôt que de regarder une camarade ivre, cela ressemblait davantage au processus de recherche qu'elle déployait pour interpréter des personnages de films ou de séries.
« Do Gyeoul, réponds-moi ! »
Alors seulement, comme si elle avait fini d'explorer mes gestes, mes expressions et ma voix, Do Gyeoul me prit lentement dans ses bras.
« Lâche-moi ! Tu le voulais à ce point, ce premier rôle ? »
Tout le monde rit devant la scène : la bienveillante Do Gyeoul serrant dans ses bras une camarade devenue folle de complexe d'infériorité. Tout le monde, sauf moi.
« Yeoreum. »
Do Gyeoul murmura, assez bas pour que je sois la seule à entendre. J'essayais d'échapper à la poigne ferme qui me retenait,
« Si ça avait été moi… »
Au moment où j'entendis cette voix, toute force quitta mon corps.
« Même avec une jambe cassée, je serais montée sur scène. »
Sa voix tranquille résonna comme un coup de tonnerre.
« Celle qui a renoncé au premier rôle, à l'époque, ce n'était pas moi. C'était toi. »
Je le sus d'instinct. Même si ce n'était pas une vraie réponse, c'était un aveu silencieux.
'Celle qui m'a poussée dans l'escalier, à l'époque, ce n'était pas Gu Jinchul, mais…'
C'était Do Gyeoul.
Sa voix murmurée s'enroula autour de mes tympans comme un serpent.
« Tu es tellement laide, là, tout de suite… Une vraie méchante de feuilleton du week-end… Ahaha, la scène n'a rien d'impressionnant, je suis déçue. Je suis venue ici pour te voir. »
Do Gyeoul me tapota deux fois le dos, puis m'écarta doucement. Et elle m'offrit ce qui ressemblait à des mots de réconfort.
« Mais bon, Yeoreum, garde le moral comme ça ! Un jour, on travaillera ensemble sur un projet, c'est sûr. »
Cette fois, assez fort pour que tout le monde entende.
Sur ces derniers mots, le van qui emportait Do Gyeoul démarra. Je suivis lentement le véhicule qui accélérait et martelai la portière.
« Do Gyeoul ! Ouvre la porte ! Ouvre ! »
« Han Yeoreum, arrête. Tu sais à quel point Gyeoul a pris soin de toi ! Tu ne sais même pas dire merci. »
« Exactement. Elle est vraiment moche… Pourquoi elle se comporte comme ça ? »
Mais peu à peu, le van prit de la vitesse et s'éloigna, trop loin pour être rattrapé à pied. Je ne renonçai pas et m'obstinai à le suivre, mais…
TUUUUUT !!!
Au son d'un klaxon assourdissant.
CRAC !!!
Mon corps s'envola, puis s'écrasa au sol.
Une douleur atroce me transperça l'arrière du crâne. Peu à peu, tous mes sens s'émoussèrent.
Je laissai échapper un rire amer.
'Au bout du compte, je vais mourir comme ça, sans même avoir eu un vrai nom… ?'
Quelle misère. Quitter ce monde en tant que Femme qui hurle n°1.
'Je voulais mourir en actrice…'
Je n'espérais même pas que tout le monde connaisse mon nom. Si seulement j'avais pu le voir écrit une fois sur une affiche.
Si j'avais pu faire au moins ça avant de mourir, je n'aurais aucun regret…
'Si je meurs comme ça maintenant, personne ne saura que j'étais actrice…'
Le rêve de devenir actrice, pour lequel je m'étais tuée à la tâche depuis qu'il avait pris forme, s'évanouissait avec mon souffle.
Ma vision s'assombrit peu à peu, par les bords.
Ding !
C'est à ce moment-là que ça se produisit.
Un effet sonore inconnu retentit clairement à mes oreilles.
Une fenêtre inconnue apparut. Parmi les choix, l'option « Oui » scintillait vivement.
Mon désir désespéré me montrait-il une dernière hallucination avant la mort ?
'Ah. J'aurais voulu travailler au moins une fois sur un projet avec des effets spéciaux comme ça.'
Je parvins tant bien que mal à lever l'index et appuyai sur le bouton « Oui » scintillant. Puis je perdis complètement connaissance.
