La Reine des Fées sauvages, Eonelle, leva la tête.
Une belle lumière tombait du plafond de verre multicolore.
La lumière du soleil se dispersait et se diffusait selon des calculs précis, donnant à qui la contemplait une impression de féerie et de mystère.
« Waouh… »
Une voix enfantine sortit de la bouche d'Eonelle.
Surprise par sa propre voix, Eonelle cligna des yeux et se regarda : ses membres étaient bien plus courts que d'habitude.
Elle n'était pas la Reine des Fées.
Elle était redevenue la petite fille d'avant son couronnement.
L'époque où sa mère était encore en vie.
Eonelle cligna des yeux et sourit.
Elle pensait comme une fée, et non comme une reine.
Qu'elle soit en train de rêver ou non, elle se dit qu'il fallait profiter de l'instant.
« Comme c'est excitant. »
Au lieu d'un sourire élégant, Eonelle eut un sourire mignon et adorable avant de regarder de nouveau autour d'elle.
Et elle se souvint bientôt de l'endroit où elle se trouvait.
C'était la serre des Hauts Elfes, nichée au cœur d'Endymion.
Outre la magie, les Hauts Elfes de Magellan, le royaume de la magie, avaient accompli de remarquables prouesses dans bien des domaines du savoir.
Ils avaient créé sous terre un jardin bien plus beau que celui qu'ils avaient à la surface, et les fées, friandes de choses jolies et charmantes, venaient visiter leurs jardins avec la permission des Hauts Elfes.
« C'est joli. »
Des fleurs d'innombrables couleurs emplissaient sa vue. Les variétés étaient si nombreuses que dans un jardin d'humains, l'ensemble aurait paru désordonné, mais c'était le jardin des Hauts Elfes.
D'innombrables fleurs et arbres étaient disposés ensemble, mais leur agencement était harmonieux.
Loin de paraître désordonnés, fleurs et arbres se complétaient et formaient un spectacle d'une grande beauté.
« Ça sent bon. »
Eonelle ferma les yeux pour savourer le parfum du jardin. Une voix qui lui manquait depuis longtemps parvint alors à ses oreilles.
« Eonelle. »
« Maman ! »
Eonelle avait crié par réflexe en bondissant sur place et en se retournant.
Sa mère, belle et attentionnée, la précédente Reine des Fées, se tenait là avec un sourire élégant.
« Maman ! »
Eonelle courut comme une enfant et enlaça la taille de sa mère.
« Tu es encore une enfant. »
« Oui, c'est vrai. Je suis une enfant. Héhéhé. »
Depuis combien de temps n'avait-elle pas fait la mignonne comme ça ?
Il y avait longtemps qu'elle n'avait pas parlé ni agi comme une fée ordinaire.
La précédente Reine des Fées eut un sourire un peu mélancolique en regardant le visage de sa fille.
Car ses yeux, qui voyaient au-delà du temps et de l'espace, distinguaient Eonelle adulte, sa fille devenue Reine des Fées.
La précédente Reine des Fées caressa la joue d'Eonelle avec des sentiments qu'on ne pouvait décrire que par la fierté, le regret et la tendresse.
« Eonelle, tu aimes cet endroit ? »
« Oui, je l'aime. Il est très joli. »
« Oui, quand les Hauts Elfes de Magellan ont quitté Endymion… ils nous ont tout particulièrement demandé d'en prendre bien soin. »
Les Hauts Elfes avaient déjà quitté Endymion à la naissance d'Eonelle.
Mais la précédente Reine des Fées se souvenait de l'époque où les Hauts Elfes vivaient à Endymion.
« Maman, tu étais l'amie des Hauts Elfes, hein ? »
« Oui. Les Hauts Elfes étaient les amis de nous autres, fées sauvages. Ils nous laissaient profiter des sources chaudes et du jardin tout notre soûl. »
« Moi aussi, j'aime les sources chaudes. »
« Tu es bien ma fille. »
« Héhéhé. »
La précédente Reine des Fées caressa la tête d'Eonelle, qui savoura ce contact.
Ce moment n'était qu'un rêve, mais en bonne fée, elle ne se souciait pas de distinguer le rêve de la réalité.
« Eonelle. »
« Oui, maman. »
« Cet endroit… prends bien soin d'Endymion. Un jour… le jour où les Hauts Elfes reviendront, nous pourrons être fières… nous pourrons dire que nous, les fées, n'avons jamais négligé notre amitié avec les Hauts Elfes. »
Il était impossible d'entretenir Endymion tout entière.
Même les Hauts Elfes avaient renoncé à s'en occuper.
Seuls les lieux où Hauts Elfes et fées avaient partagé leur amitié, les sources chaudes et les jardins, étaient ce qu'elles pouvaient bien préserver.
« Oui, maman. Je le ferai, c'est promis. »
« Fufufu, quelle gentille fille. »
« Promis. Juré. Croix de bois, croix de fer. »
« D'accord, croix de bois, croix de fer. »
« Oui, maman. »
Eonelle eut un joli sourire, et la précédente Reine des Fées la serra fort dans ses bras. Elles partagèrent leur chaleur sous la lumière du soleil qui tombait du plafond de verre coloré.
« Maman. »
Eonelle ouvrit les yeux.
Et elle comprit qu'elle était à présent la Reine des Fées.
Mais un instant, elle resta absorbée par son rêve. Au lieu d'affronter la réalité, elle choisit de la fuir un moment.
Tic-tac. Tic-tac.
Elle se leva soudain et quitta sa chambre, l'ourlet de sa robe traînant par terre.
Elle fit face au spectacle qui l'attendait.
« Haha… hahaha… »
Ne disait-on pas que le rire jaillit parfois face à une situation complètement absurde ?
Le spectacle devant elle n'avait pas changé.
La scène de son rêve n'existait plus que dans ses rêves.
Tout était en ruine.
Le site du grand effondrement ne pouvait se décrire que comme un champ de ruines.
La Reine des Fées lutta pour conserver son sourire élégant.
Elle se sentit de nouveau défaillir, mais se retourna et se tint bien droite. Elle ne put pourtant empêcher une petite voix faible de sortir de sa bouche.
« Ce n'était pas… un rêve. »
Ç'aurait été bien que ce soit un rêve.
Si seulement ç'avait été un rêve…
Si seulement ç'avait été un mensonge…
« Maman, pardon. »
Eonelle n'avait pas pu tenir sa promesse.
Je suis une mauvaise fille.
Pardon.
Tandis que des larmes coulaient sur les joues de la Reine des Fées, certains observaient la scène en cachette.
« Ju-Jude. Qu'est-ce qu'on fait ? Elle pleure. »
« … Tu voudrais qu'elle ne pleure pas ? »
Endymion était entièrement détruite.
Quand Jude parla en plissant les yeux, Cordelia fit la moue en tapotant timidement ses index l'un contre l'autre.
Jude soupira de nouveau en la voyant ainsi, puis dit :
« Haa… et en plus… tu es un vrai démon, ou quoi ? Comment tu as pu dire ça ? »
« Q-quoi… »
« “Endymion n'existe plus, donc plus aucun démon n'apparaîtra à Endymion”… Avec des phrases pareilles, Satan va pointer au chômage aujourd'hui. »
C'était une idée tellement diabolique.
Non, au-delà d'avoir eu l'idée, elle l'avait dite à voix haute. Et avec un visage et une expression si adorables.
« Euhhh… »
Les remarques de Jude firent rapetisser Cordelia plus encore, mais elle avait de quoi se défendre.
« C-c'est toi qui me l'as appris. »
« Quoi ? »
« Je veux dire… quand on a cassé le pont… »
Cordelia parlait du moment où ils avaient détruit le pont pour vaincre Lacto.
C'était Jude, à l'origine, qui avait prononcé cette phrase, et non Cordelia.
Mais Jude claqua la langue à sa timide riposte et dit en plissant les yeux :
« Tu crois que c'est la même chose ? Et puis, il y a un temps et un lieu pour tout, non ? »
Il avait raison.
Cordelia rapetissa encore, et Jude lui tira les joues des deux mains.
« Ougueu… »
D'ordinaire, Cordelia se serait fâchée et aurait résisté, mais pas cette fois.
Elle accepta sa punition, la mine sombre.
Mais cela ne dura pas.
« Je sais que vous regardez. Avancez. »
À l'appel de la Reine des Fées, Jude et Cordelia tressaillirent en même temps, puis s'éclaircirent la gorge et s'avancèrent.
« Jude, Cordelia. »
« Majesté. »
Jude avait répondu d'une petite voix, et Cordelia, après avoir croisé le regard de la Reine des Fées, baissa la tête.
La Reine des Fées eut un sourire bienveillant en les voyant ainsi.
« Ce n'est rien. Inutile de faire cette mine abattue. C'était pour défendre Endymion… non, pour sauver… non, c'était pour le monde, de toute façon. »
Elle s'était un peu emmêlée en route, mais la Reine des Fées garda son sourire élégant jusqu'au bout de sa phrase.
« Pour refermer la Porte de l'Enfer, c'est bien ça ? »
« Oui. Si la Porte de l'Enfer avait continué à grandir… il y aurait eu une terrible tragédie. Ce qu'a fait Cordelia était plutôt excessif, mais il n'y avait pas d'autre moyen à ce moment-là. C'est grâce à la décision de Cordelia, prise au nom de tous, qu'elle a pu me sauver la vie à moi aussi. Si vous la punissez, laissez-moi recevoir la punition à sa place. »
Jude ne se contentait pas de la défendre : il allait jusqu'à se proposer pour recevoir la punition à sa place. Cordelia, saisie, cligna des yeux, et la Reine des Fées secoua la tête.
« Non, il ne serait pas juste de vous punir. Comme vous l'avez dit, Cordelia a sauvé tout le monde. Et… je pense être fautive, moi aussi, d'avoir négligé les zones autres que celles que nous entretenions. Je ne savais même pas que la Porte de l'Enfer s'était ouverte ici. »
La Reine des Fées connaissait bien, elle aussi, les dangers de la Porte de l'Enfer.
Si la Porte de l'Enfer avait grandi comme l'avait dit Jude, les fées auraient été les premières menacées.
« Alors, Cordelia, redresse-toi. Endymion a disparu, certes… mais n'est-il pas évident que tu as sauvé le monde, et nous, les fées ? »
« Majesté… »
Profondément émue, Cordelia se mit à avoir les larmes aux yeux.
La Reine des Fées rit un peu de sa réaction avant de poursuivre.
« Je connais le nom de Lena. Lena, l'Ange Sacré, l'un des cinq héros qui ont mis fin à la tragédie du royaume de Paragon. Mais à la voir maintenant, il semble qu'elle ait contracté le syndrome démoniaque. »
« Oui, c'est ça. Il faut soigner Lena. »
Cordelia avait parlé vivement, sans réfléchir, et la Reine des Fées acquiesça elle aussi.
« Oui, tu as raison. Elle est aussi notre bienfaitrice, elle mérite qu'on l'aide. »
« Majesté… »
Le visage de Cordelia s'empourpra de nouveau sous le coup d'une vive émotion.
Jude, lui aussi, l'admira en pensée.
'C'est une vraie reine.'
Il avait du mal à croire que la femme bienveillante devant lui était de la même race que les fées qu'il connaissait.
Quoi qu'il en soit, la Reine des Fées, véritablement gracieuse, se retourna et dit :
« Le syndrome démoniaque est une maladie causée par l'accumulation de l'aura de l'Enfer dans le corps. Si l'on chasse l'aura de l'Enfer avec une aura sacrée, on peut donc guérir le syndrome démoniaque. »
Ce qu'elle disait était vrai.
D'ailleurs, dans le jeu, le moyen le plus rapide de soigner le syndrome démoniaque était d'aller dans un grand temple, de faire le plus gros don possible et d'écouter les hymnes du chœur en se baignant dans l'eau bénite.
« Il y a un lieu sacré non loin d'ici. C'est l'endroit où le dragon d'or, le roi des dieux sauvages, a échangé avec Solari, l'antique dieu du soleil. »
« Oh… »
Jude laissa échapper sa surprise.
D'après le récit de la Reine des Fées, c'était une terre où deux dieux avaient séjourné ensemble pour un temps.
C'était littéralement le lieu sacré des lieux sacrés.
« Je vais vous indiquer l'emplacement, alors emmenez Lena là-bas pour guérir son syndrome démoniaque. »
« C'est vrai ? »
« Oui, c'est vrai. »
« Waouh ! Sa Majesté est la meilleure ! Merci infiniment ! »
Cordelia était prête à serrer la Reine des Fées dans ses bras à cet instant, mais leur différence de taille absolue l'en empêcha.
La Reine des Fées rit un peu en voyant Cordelia hésiter dans son élan, puis se tourna de nouveau vers Jude.
« Jude. »
« Oui, Majesté. »
« Je dis cela par inquiétude… »
La voix de la Reine des Fées s'éteignit à la fin, puis elle s'éclaircit soudain la gorge et dit en regardant ailleurs :
« Cet endroit-là, il ne faut pas le détruire. »
Le lieu sacré.
Surtout le lieu sacré.
« Bien sûr. Je ferai tout pour éviter le pire. »
Le visage de Cordelia vira au rouge à l'instant où Jude parla, l'air résolu, comme s'il prêtait serment.
Après s'être débattue dans cet état, elle s'adressa à la Reine des Fées d'un ton pressant.
« J-je promets ! J'irai juste tranquillement ! Vraiment ! »
« Oui, je te fais confiance. Sincèrement. Vraiment. Je t'en prie. Je t'en prie… »
Son sourire élégant restait le même, mais à la fin, une pointe de désespoir perçait dans les mots de la Reine des Fées.
Ce n'était pas n'importe quel lieu sacré.
Elles devaient protéger ce lieu sacré.
Ce lieu sacré-là, tout particulièrement !
« J-je promets. Vraiment… »
Cordelia, abattue, rentra les épaules en promettant, et Jude s'avança de nouveau.
« Majesté, je prendrai mes responsabilités et protégerai le lieu sacré contre Cordelia. »
« Oui, je compte sur toi. »
« Je ne suis pas un démon… »
Cordelia avait murmuré timidement, juste après le visage inquiet de la Reine des Fées et le serment résolu de Jude.
La Reine des Fées se tourna de nouveau vers Cordelia.
« Pardon. Je t'ai découragée. Comme je l'ai dit, c'est vrai que tu nous as sauvés. Tu peux en être fière. Tu es une guerrière qui a pris une décision difficile à prendre. »
« Snif, snif, Majesté. »
Elle lui a fait un mal terrible, et maintenant elle fait semblant de l'aider.
La Reine des Fées eut un sourire un peu espiègle devant Cordelia, dont les pensées se lisaient clairement sur le visage, et Jude sourit aussi.
***
« Ah, quel soulagement. Il y a un moyen de soigner Lena. »
« Tu as raison. »
La demeure des fées, décalée dans le temps et l'espace par rapport aux lieux ordinaires, n'était pas idéale pour se reposer vraiment.
C'est pourquoi Lena et Kaplan logeaient dans des bains publics à la périphérie d'Endymion, qui ne s'étaient pas effondrés.
« Ufufu, j'ai trop hâte. Si on va au lieu sacré, Lena sera guérie du syndrome démoniaque, puis elle retrouvera le pouvoir d'un ange, et on pourra obtenir le sang de Lena. Pas vrai ? »
Sur le chemin des bains publics, Cordelia marchait d'un pas énergique en riant, et elle se mit même à chanter.
« Le sang~ de Le~na~ dou dou dou dou dou~
Le lieu sacré~ dou dou dou dou dou~
Mode ange~ dou dou dou dou dou~
Le sang de Lena~. »
Son chant et ses gestes étaient vraiment mignons et adorables, et Jude essaya de prendre ses distances. Cordelia, qui l'avait surpris, le fusilla du regard.
« Quoi ? »
« Non, tu demandes parce que tu ne sais pas ? Regarde-toi. »
Une belle jeune fille souriait de toutes ses dents en chantant du sang.
« Hmm… »
« Ce n'est pas bizarre ? »
« Hmph. Ce n'est pas bizarre, pourtant ? »
Elle semblait pourtant gênée, car son visage vira au rouge.
Jude sourit et poursuivit.
« Bon, c'est bien. On a sauvé Lena, et si ça continue comme ça, on obtiendra le sang de l'ange. »
« Oui, je pourrai utiliser la Régression Ancestrale… et alors, je pourrai aussi me servir de ça ! »
Cordelia avait parlé à voix haute en sortant le Jugement Céleste, qu'elle avait porté sur son dos pendant tout le voyage.
C'était l'une des cent épées forgées par Auriel, l'Archange du Jugement, en personne, un puissant objet magique capable d'invoquer le « Jour du Jugement ».
Pour l'instant, il était scellé et tenait donc plus de la massue que de l'épée, mais une fois qu'elle aurait acquis le pouvoir d'un ange, elle pourrait lever le sceau.
« Quel heureux événement, quelle heureuse occasion. »
« Oui, j'aime surtout qu'on ait sauvé Lena. »
Elle l'avait vue mourir seule, le visage douloureux, dans la cinématique, et cette scène lui restait encore devant les yeux.
Mais ils avaient sauvé Lena.
Ils avaient sauvé l'héroïne du premier épisode de Legend of Heroes, qui aurait dû mourir.
'Ça compte beaucoup.'
Parmi les cinq personnages principaux du premier épisode de Legend of Heroes, Kamael la Lame Spectrale était le seul encore actif à partir du deuxième épisode.
Alors, si cela ne se produisait pas.
Si les cinq personnages principaux survivaient tous et se joignaient au combat pour empêcher l'Armageddon…
'Il faut que ça arrive.'
Il n'y avait pas que Lena.
Ils avaient sauvé, d'une manière ou d'une autre, Landius l'Homme de Fer, même si la cause de sa mort restait inconnue.
'Les deux autres aussi.'
Velkian le Nécromancien et Fran la Druidesse aussi.
Et au-delà, les héros de Legend of Heroes 2 aussi.
« À quoi tu penses ? »
« À une bonne idée. »
« Tu racontes encore des trucs bizarres. »
Jude eut un grand sourire à la remarque de Cordelia et ramena la conversation sur le lieu sacré.
« En tout cas, j'espère qu'il n'y a pas de veine du dragon là où on va, cette fois. »
« Qu'est-ce que tu racontes ? »
« Non, rien. »
Jude avait répondu effrontément en faisant l'innocent, et Cordelia fit la moue, mais l'espace d'un instant seulement.
« Dépêchons-nous. Je veux annoncer la bonne nouvelle à Lena. »
« D'accord. »
Les deux compagnons, qui marchaient côte à côte, pressèrent le pas.
Et sous les pieds de ces deux-là.
Loin sous terre.
L'emballement des veines du dragon continuait de provoquer des anomalies.
