Aller au contenu principal

Chapitre 8

Chapitre 8 - J'ai failli mourir

20 octobre 2026 ~6 min · 1 123 mots

Bon, aujourd'hui, il faisait beau. Un temps idéal pour chasser.

Les préparatifs étaient terminés. Je portais une tenue légère, mais un peu épaisse, pour mieux me protéger. J'avais aussi aux pieds des chaussures légères à semelle de caoutchouc, bien au-dessus des standards de ce monde. Je n'emportais aucun bagage. À vrai dire, ça n'aurait servi à rien puisque j'avais [Stockage]. Je fermai la maison à clé. Allez, c'est parti !

Une fois un peu éloignée de chez moi, j'activai mes compétences. [Vigilance] et [Détection]. Je les avais obtenues toutes les deux il y avait environ trois mois.

Elles étaient déjà toutes les deux niveau 4. Comment ? C'est simple. Comme pour [Évaluation], je les utilisais presque en permanence.

Et, comme pour [Évaluation], je faisais plusieurs choses à la fois pendant que je m'en servais. Pour l'instant, je pouvais diviser mes pensées en quatre.

La première servait à réfléchir. La réflexion occupait environ 60 à 70 % de mon esprit. Les 30 % restants étaient partagés en trois. La deuxième servait à [Évaluation] et à [Stockage]. La troisième à [Vigilance] et à [Détection]. La quatrième ne servait à rien pour le moment. J'aimerais bien trouver une autre compétence utile pour l'occuper.

Et voici à quoi ressemblait mon statut actuel :

J'étais devenue une habitante de la forêt. Ouah... Et la profession ! Orpheline ! Je suis toujours orpheline !? ...... Apparemment, le nombre de professions pouvait augmenter ou diminuer selon que certaines conditions étaient remplies ou non.

La magie de l'eau ? Elle avait monté de niveau parce que je m'en servais tous les jours pour mon bain. Et l'agriculture. Était-ce parce que j'avais eu un potager d'intérieur ? Mais, à l'orphelinat, j'avais aussi essayé de...... non, laissez tomber, oubliez ça......

Si mon CHA avait augmenté, c'était parce que je mangeais mieux et que mon allure de gamine sous-alimentée avait disparu. J'avais aussi l'impression que ma poitrine avait poussé, ces derniers temps. Ma taille...... n'avait pas changé du tout.

Non, laissez tomber. J'étais encore en pleine croissance.

Oui, restons positive !

...

......

.........

Rien ! Il n'y a absolument rien !

Je marchais depuis environ une heure, mais rien ne s'était montré. [Détection] n'avait rien repéré. Et même quand elle détectait quelque chose, la chose s'éloignait dès que je m'approchais. ...... Les animaux me sentaient-ils venir ? Peut-être devrais-je marcher plus légèrement ?

À ce rythme, je ne trouverais rien. Donnez-moi au moins un lapin, un oiseau, n'importe quoi......

Une autre heure passa. Pendant tout ce temps, j'avais contrôlé ma respiration et marché à pas feutrés. Et grâce à ça, j'avais obtenu une nouvelle compétence : [Discrétion]. Si je me souvenais bien, [Discrétion] devait être une évolution de la compétence [Pas légers]. C'était donc le résultat de l'avoir utilisée sans relâche.

« ...... Là. »

Je repérai un lapin cornu. Et il y en avait deux ! Il fallait maintenant les attraper. En plus, ils étaient gros tous les deux.

Le lapin cornu portait une corne unique sur la tête. C'était aussi un gibier très courant.

Je retins mon souffle et me cachai. Par chance, le vent ne soufflait pas dans le mauvais sens. Je sortis une pierre et visai le lapin cornu.

...... Et feu ! La pierre fendit l'air et s'écrasa avec un bruit mat.

Touché ! Vite, le deuxième tir ! Encore touché ! Oui ! De la viande ! Ce soir, c'est festin !

Non, assez. Était-ce la pierre ? Ou plutôt la façon dont je l'avais lancée ? La vitesse semblait différente, d'une certaine manière. Comme je ne pouvais pas les saigner sur place, je les rangeai pour l'instant dans [Stockage]. C'était bien pratique, puisque la viande ne s'y gâtait pas. Je verrais plus tard comment les dépecer. Pour le moment, rentrons avec le butin !

Au moment où je m'apprêtais à repartir, je le vis.

Un énorme sanglier. Non, vraiment énorme. Et tout près. Hein, qu'est-ce que c'est que ça ?

Non, attends, du calme ! Ce n'est pas le moment de paniquer ! Pour l'instant, reculer lentement sans l'énerver, reculer, juste reculer...... ah, j'avais le dos contre un arbre. Le sanglier ne semblait pas décidé à s'en aller et me fixait d'un regard terrifiant. Vraiment terrifiant. Et le voilà qui charge !

J'esquivai de justesse la charge du sanglier. Sa défense percuta l'arbre, mais il ne parut même pas ébranlé. C'est quoi, cette situation absurde ! Ah, il charge encore !

Je lui lançai précipitamment une pierre, mais je le manquai. Je projetai plusieurs autres pierres sur le sanglier qui fonçait sur moi, mais seules quelques-unes l'atteignirent, les autres le ratèrent complètement.

Attends ! Attends une seconde ! Ce n'était pas aussi dur avec les lapins cornus ! Qu'est-ce qui se passe ? C'est parce que je bouge ? C'est ça. C'est comme le tir de précision : j'avais eu le temps de me préparer et de me concentrer, mais là n... aaah !?

Cette fois, j'esquivai vraiment à la dernière seconde. Mais je ne pourrais pas tenir longtemps. Mes jambes se fatiguaient. J'avais peur.

C'était vraiment difficile de toucher une cible en mouvement.

Le sanglier se rua de nouveau en avant. Je me préparai à l'esquiver. Mais mes jambes tremblaient trop, et il me heurta le flanc. Le choc me projeta en l'air, mais, par chance, j'évitai de m'écraser contre un arbre.

...... Par chance ? En quoi ? À ce rythme, j'allais mourir. J'avais mal. Je toussai et du sang jaillit. Mes organes étaient-ils touchés ? La situation empirait vraiment. Le sanglier se tourna vers moi et se prépara à charger encore une fois.

...... Je ne veux pas encore mourir. Je venais enfin de pouvoir vivre librement...... quelque chose, n'y avait-il rien d'autre que je puisse faire ?

Le sanglier était encore plus loin qu'avant. Et je ne pouvais plus bouger. Si je ne bougeais pas, je finirais comme les lapins. Ce n'était pas le moment de perdre espoir. Le sanglier n'avait rien eu même en percutant un arbre. Il fallait que je lui perce la tête d'une façon ou d'une autre. Il me faudrait la même puissance qu'un fusil. Sans hésiter, je tirai de toutes mes forces.

La pierre déchira l'air avec une force terrible.

Un trou béant s'ouvrit dans la tête du sanglier et il s'effondra. ...... Je l'ai eu ? Je l'ai vaincu ! Mais j'avais mal au flanc. J'avais sans doute plusieurs côtes cassées. Est-ce que j'allais mourir comme ça...... ma conscience se troublait...... non, attends, attends, j'ai des potions ! Il faut vite que j'en boive une avant de mourir ! Vite, boire...

Et c'est ainsi que se déroula ma première chasse...... non, attendez une minute !? Si on ne regarde que le résultat, c'est une victoire !

Fin du chapitre 8
PrécédentCh. 7
Vous êtes à jourLe prochain chapitre sortira à 18h00. Le planning indique les jours de sortie.Retour à la fiche
Fiche de l'œuvre

Commentaires

Code anti-spam :······
0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.